Luanda — Toshihiro Kitamura, porte-parole du ministère japonais des Affaires étrangères, a exprimé vendredi à Luanda le souhait de son pays de renforcer sa présence en Angola à travers une coopération bilatérale.
La déclaration a été faite lors d'une rencontre avec la presse à l'occasion de la visite de trois jours du ministre japonais des Affaires étrangères, Motegi Toshimitsu, en Angola depuis jeudi, dans le cadre du 50e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.
Au cours de cet échange informel avec les journalistes, Toshihiro Kitamura a souligné que le Japon vise une coopération mutuellement bénéfique avec les pays africains : « Nous souhaitons travailler de concert avec les pays africains. Nous avons besoin d'une coopération avantageuse pour les deux parties. »
Pour sa première visite en Angola, le porte-parole a rappelé que le Japon importe presque tout, le pays n'étant pas riche en ressources naturelles. « Nous ne disposons pas de grandes ressources minérales et importons donc presque tout au Japon », a-t-il précisé, ajoutant que le pays offre un potentiel important pour les investisseurs angolais.
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Les données commerciales confirment que le pétrole, le gaz naturel, le charbon et les métaux précieux figurent parmi les principales importations du Japon, constituant ainsi l'épine dorsale de son économie dépendante de l'énergie.
Interrogé sur les initiatives japonaises de bourses d'études pour l'Afrique, Toshihiro Kitamura a rappelé que via l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), son Gouvernement propose le programme « African Business Education Initiative for Youth » (ABE Initiative). Lancée en 2013 lors de la 5e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) par l'ancien Premier ministre Shinzo Abe, cette initiative soutient les jeunes africains souhaitant étudier dans les universités japonaises et effectuer des stages en entreprise, renforçant ainsi les liens entre le Japon et l'Afrique.
De son côté, le chef adjoint de la mission diplomatique japonaise en Angola, Unno Tetsuya, a indiqué, sans entrer dans les détails, que l'environnement des affaires entre les deux pays reste loin d'être optimal et que beaucoup reste à faire, en dépendant des deux parties pour améliorer cette situation.
Il a par ailleurs annoncé la construction d'une usine d'engrais à Soyo, financée par le Japon.