Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a lancé le 30 avril 2026, au Plateau, les préparatifs de la Côte d'Ivoire en vue de sa participation aux prochaines Conférences des parties (Cops), consacrées à la Désertification, à la Biodiversité et au Climat. La 31e Conférence des parties sur le climat (Cop31) se tiendra du 9 au 20 novembre 2026, à Antalya, en Türkiye.
Présent à cette rencontre, l'ambassadeur de la République de Türkiye en Côte d'Ivoire, S.E.Mme Deniz Erdoğan Barim, a rappelé l'urgence des défis environnementaux et la nécessité d'une responsabilité collective. « Nous vivons une époque où les crises environnementales - déchets, gaspillage alimentaire, changement climatique - sont visibles et interconnectées. Cette interconnexion est à la fois notre responsabilité et notre opportunité », a-t-elle affirmé.
L'ambassadeur a détaillé trois piliers essentiels sur lesquels s'articulera l'action internationale : le zéro déchet et l'économie circulaire ; la lutte contre le changement climatique ; et la réduction du gaspillage alimentaire.
Le zéro déchet et l'économie circulaire invitent à repenser le modèle « produire, consommer, jeter » et à valoriser chaque ressource, tout en favorisant l'innovation et la création d'emplois durables.
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La lutte contre le changement climatique nécessite la mise en oeuvre concrète de solutions telles que la réduction des émissions, l'adaptation et la mobilisation de financements. Enfin, la réduction du gaspillage alimentaire représente à la fois un enjeu moral et un levier majeur pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.
« Notre objectif est clair : combler l'écart entre les engagements et leur mise en oeuvre, et bâtir un pont de confiance entre les pays développés et les pays en développement », a souligné la diplomate turque. Elle a conclu en insistant sur le rôle stratégique de la Cop31 : « Cette conférence ne doit pas être perçue uniquement comme un lieu de négociation, mais comme une plateforme de solutions concrètes, inclusives et ambitieuses. Transformer les engagements en actions, et les actions en résultats mesurables, tel est notre défi ».
Le ministre Abou Bamba a, quant à lui, rappelé que la participation de la Côte d'Ivoire à ces Cops dépasse la simple diplomatie. Elle vise à attirer des investissements dans l'énergie renouvelable, l'agriculture durable, le transport, le tourisme et la valorisation des crédits carbones. « Si rien n'est fait, notre pays pourrait perdre jusqu'à 13 % de son Pib et voir 1,6 million de personnes basculer dans la pauvreté d'ici à 2050 », a averti le ministre.
Appelant à une mobilisation collective, Abou Bamba a insisté sur l'importance de faire des Cops des leviers d'action et de transformation pour la Côte d'Ivoire. « Quel héritage voulons-nous laisser ? Un monde submergé par les déchets ou un monde guidé par la responsabilité et la solidarité ? Le choix nous appartient, et le moment d'agir, c'est maintenant », a-t-il conclu.