Burkina Faso: SNC 2026 - Le BBDA expose l'impact de l'IA sur la création des oeuvres artistiques et littéraires

Le Directeur général (DG) du Bureau burkinabè du Droit d'Auteur, Dr Hamed dit Patindéba Patric Lega, a animé une communication, le vendredi 1er mai 2026 à Bobo-Dioulasso. Cette communication a porté sur l'intelligence artificielle et les propriétés intellectuelles.

L'intelligence artificielle a fait l'objet d'un panel organisé par le Bureau burkinabè du Droit d'Auteur (BBDA) le vendredi 1er mai 2026 à Bobo-Dioulasso en marge de la Semaine nationale de la Culture. Le Directeur général (DG) du BBDA, Dr Hamed dit Patindéba Patric Lega, a exposé sur le thème principal « L'intelligence artificielle et la propriété intellectuelle ».

Selon lui, croire à une avancée remarquable au Burkina Faso sans l'intelligence artificielle serait une illusion, mais l'utiliser comme tel reviendrait à tuer la création artistique et intellectuelle. A l'entendre, l'intelligence artificielle (IA) est nécessaire, seulement, les producteurs d'oeuvres doivent savoir l'intégrer. L'IA, a poursuivi M. Léga, est une révolution numérique perçue comme un outil qui permet de gagner en temps dans tous les domaines. « Avec l'IA, beaucoup de choses peuvent se faire avec des facilités en engendrant des économies en temps et en ressources », a-t-il reconnu.

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La difficulté, à l'heure actuelle, aux dires du conférencier, l'IA ne peut pas générer seule une oeuvre, il lui faut la contribution d'un être humain. La question est alors de savoir la part de chaque entité, l'homme et la machine, dans la création de l'oeuvre. La réponse à cette question pourrait alors être appliquée dans le dispositif de répartition pour qu'on sache quel est le pourcentage à allouer à la machine et celui à l'auteur.

Le DG du BBDA a laissé entendre que trois critères sont à considérer dans cette problématique. Il y a d'abord le caractère de titularité de droit qui dit qu'une oeuvre culturelle produite doit avoir un auteur centré sur la personne physique. Le deuxième critère, c'est l'originalité et le troisième est la paternité de l'oeuvre. Malheureusement, a reconnu M. Léga, les oeuvres générées avec l'intelligence artificielle ne s'accommodent pas de ces critères traditionnels. Il a proposé une actualisation du corpus juridique au niveau national comme international.

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