Bassirou Diomaye Faye a évoqué la détention de la détention des supporters sénégalais au Maroc après la finale de la CAN. Face à la presse ce samedi, le président de la République a estimé que le Sénégal a suffisamment fait pour en activant les voies de la diplomatique, judiciaires religieuses, mais aussi en adressant une demande de grâce pour leur libération. « S'il reste autre chose à faire, qu'ils nous le disent », a-t-il lancé le chef de l'État.
Le Sénégal n'est pas resté inactif sur le sort des supporters sénégalais condamnés et emprisonnés au Maroc après les incidents survenus à la finale de la CAN 2025.
« Ce serait une erreur de penser qu'on n'en a pas assez fait »
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Face à la presse ce samedi, le président Bassirou Diomaye Faye a indiqué que le Sénégal a entrepris toutes les actions sur le plan de la médiation et de la diplomatie pour trouver une issue à ce dossier.« Ce serait une erreur de penser qu'on n'en a pas assez fait pour nos supporters détenus au Maroc. Je partage cette peine avec leurs familles. On est tous témoins de ce qui s'est passé. Malheureusement, ça s'est passé dans un autre pays qui a ses droits et sa justice. Ils ont été arrêtés dans des circonstances de troubles en pensant qu'ils ont mal agi. On les a traduits en justice. La justice obéit à des règles. On a engagé un avocat pour les défendre. Vous savez qu'on ne peut pas prendre l'avion, se diriger vers la prison et les libérer. C'est impossible. Donc, il faut essayer de faire en sorte qu'ils ne soient pas condamnés pour ces faits. C'est cela qui fonde notre démarche. », a-t-il expliqué avant de poursuivre :
« On peut constater sur place la bonne assistance de notre représentation diplomatique après leur condamnation. Nous avons l'habitude de dire qu'il faut respecter les décisions de justice. Même si c'était au Sénégal, mon domaine d'intervention sera assez restreint. Mais on sait que leur condamnation est sévère et injuste. D'habitude, ces cas se terminent par des amendes, une interdiction de stade ou de séjour, voire une peine de sursis. Pour ce cas précis, cela dépasse le cadre sportif. Notre intervention est cependant limitée ». Le Chef de l'État précise avoir écrit au Roi Mohamed VI lui en adressant une demande « J'ai écrit au roi du Maroc. Je l'ai d'abord félicité pour l'organisation de la CAN. En dehors des incidents de la finale, l'organisation était de qualité. Il faut le reconnaître. C'est leur mérite. Je l'ai également félicité pour l'accueil réservé au Sénégal. Du moins jusqu'à la finale qui devait nous opposer. Le Sénégal et le Maroc sont liés par des relations de longues dates fortes et forte. Nous travaillons pour les renforcer et les préserver. Donc, j'ai félicité tout en demandant au roi du Maroc de gracier nos supporters ».
Poursuivant son propos, il a rappelé que le Sénégal a d'ores et déjà engagé une médiation avec toutes les parties prenantes en activant aussi bien le levier judiciaire, diplomatique via l'ambassade, mais aussi religieux.
« Nous avions programmé une commission mixte de haut niveau. Notre Premier ministre avait dirigé la délégation sénégalaise. J'avais demandé de discuter avec les autorités marocaines. Notre ministre des Affaires Étrangères a discuté longuement avec son homologue. Avant cela, j'ai reçu en audience le Khalif des Tidianes au Maroc et je lui ai dit que les relations du Sénégal et du Maroc dépassent nos États. Il y a de solides liens religieux autour de la Tarikha. Par conséquents, nous lui avons demandé de faire tout son possible dans la médiation », soutient-il.
« Le Maroc est un partenaire de premier plan »
« Qu'est-ce que nous n'avons pas fait pour la libération de nos supporters ? Mais si tout ça ne change rien, qu'est-ce qui reste à faire ? S'il reste autre chose à faire, qu'ils nous le disent », lance-t-il.
Le chef de l'État n'a pas manqué de rassurer sur la relation entre le Sénégal et le Maroc.« Le Maroc est un partenaire de premier plan au niveau africain. L'intelligence et les relations vont prendre le dessus. La ligne diplomatique entre le Sénégal et le Maroc en termes d'intensité, la coopération n'a pas bougé », a-t-il rappelé.