Guinée: Le principal parti d'opposition retire sa candidature aux élections législatives et locales

En Guinée, l'opposant Abdoulaye Yéro Baldé, du Front pour la démocratie en Guinée (FRONDEG), a décidé de retirer sa candidature aux élections législatives du 31 mai, dénonçant de nombreuses irrégularités dans le processus électoral. Ce scrutin, permettant d'élire les 147 membres de l'Assemblée nationale ainsi que 342 maires, intervient quelques mois après la présidentielle remportée par le général Mamadi Doumbouya. Il doit marquer une nouvelle étape du retour à l'ordre constitutionnel, après plus de quatre ans de transition.

Arrivé en deuxième position à l'élection présidentielle en Guinée avec 6,59 % des suffrages, loin derrière le général Mamadi Doumbouya crédité de 86,72 %, Abdoulaye Yéro Baldé avait dénoncé, le 25 avril, une violation du code électoral par l'organe en charge des élections, menaçant de se retirer du processus si des corrections n'étaient pas apportées. Trois jours plus tard, il a mis sa menace à exécution.

Dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion extraordinaire de son bureau politique le 28 avril, le président du FRONDEG estime qu'il faut un minimum de considération et de respect pour les textes de loi pour que les scrutins soient crédibles. Le parti justifie son retrait par « des violations répétées du code électoral et un déséquilibre manifeste du processus en faveur de la mouvance présidentielle et de ses alliés ».

Nous avons décidé, en l'absence du respect des règles de droit que nous nous sommes données nous-mêmes, de nous retirer.

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L'ancien ministre de l'Enseignement supérieur, qui avait quitté le gouvernement d'Alpha Condé pour protester contre son projet de troisième mandat, se plaint par ailleurs du rejet « sans motivation » ni notification de ses candidatures dans une dizaine de circonscriptions électorales, à l'intérieur du pays et dans la capitale, Conakry.

La DGE rejette les accusations

De son côté, la Direction générale des élections (DGE), placée sous l'autorité du ministère de l'Administration du territoire et de la décentralisation (MATD), réplique à ces accusations en disant que son organisme ne fait qu'appliquer la loi dans toute sa rigueur. « Ce que je reproche à monsieur Baldé, c'est que les dispositions du code n'ont pas été violées », déclare sa directrice générale, Camara Djénabou Touré.

Aujourd'hui, je l'informe que la plupart de ses candidats, au niveau communal, ont écrit qu'ils veulent continuer la marche. 

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