Luanda — Le marché angolais des carburants demeure stable et devrait connaître une réduction de la dépendance aux produits importés d'environ 65 % au deuxième trimestre de cette année, a assuré ce lundi à Luanda le directeur de la planification et du contrôle de gestion de la compagnie pétrolière nationale, Edson Pongolola.
S'exprimant à la presse, en marge de la présentation du bilan du premier trimestre, le responsable a affirmé que « le pays dispose de la capacité nécessaire pour répondre à la consommation intérieure ». Au cours de cette période, les ventes de produits raffinés ont dépassé un million de tonnes métriques, grâce à une consommation quotidienne stable d'environ 13 millions de litres de gazole. Le directeur a précisé que, du fait de l'arrêt programmé pour maintenance de la raffinerie de Luanda pendant deux mois au premier trimestre, environ 85 % des produits raffinés consommés provenaient de l'importation.
Cependant, avec la remise en service de cette unité, les importations devraient désormais ne couvrir qu'un tiers des besoins du pays. « Nous avons l'avantage, au second trimestre, de pouvoir compter à nouveau sur la raffinerie de Luanda après la maintenance. De plus, avec la production attendue de la raffinerie de Cabinda, nous disposerons d'une marge supplémentaire en termes de disponibilité des produits », a déclaré Edson Pongolola.
Contexte international et évolution des prix
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Concernant la situation géopolitique, il a souligné que, bien que les conflits au Moyen-Orient n'aient pas impacté les volumes au début de l'année, ils constituent un risque accru pour le deuxième trimestre, notamment pour les coûts d'acquisition. Malgré ces contraintes, Sonangol dispose de contrats à moyen et long terme qui lui permettent d'atténuer les risques et de garantir la stabilité des approvisionnements.
S'agissant de la récente hausse du prix du baril de pétrole brut, Edson Pongolola l'a qualifiée « d'avantageuse » pour le chiffre d'affaires de la compagnie et pour la production nationale. Toutefois, il a averti que cette hausse exerce une pression sur le coût de production des produits raffinés, locaux comme importés, nécessitant une gestion rigoureuse des marges pour sécuriser la consommation intérieure. Pour le segment du gaz de cuisson (GPL), la compagnie pétrolière a enregistré des ventes quotidiennes proches de 2 000 tonnes, confirmant ainsi la tendance à la stabilité observée à la même période l'an dernier.