À l'occasion du jubilé de granit marquant les 130 ans de l'évangélisation de la Côte d'Ivoire, la communauté catholique ivoirienne établie en France s'apprête à clore une série de festivités d'envergure historique. Désormais, l'histoire de l'Église de Côte d'Ivoire ne se raconte plus uniquement sur sa terre d'origine. Elle vibre également au sein de sa diaspora, où la foi continue de s'exprimer avec force et conviction.
Pour Olivier Vivien Oulaï, coordinateur de l'événement, cette célébration est une démonstration éloquente d'une Église vivante, capable de poursuivre sa mission partout où ses fidèles sont établis. « En célébrant ces 130 ans en France, la communauté ne s'éloigne pas de ses racines. Elle en cultive l'héritage tout en s'inscrivant durablement dans sa terre d'accueil. L'unité est le fil conducteur de ce rassemblement », a-t-il souligné. Portée par le soutien de la Conférence épiscopale de Côte d'Ivoire et par l'accueil bienveillant de Mgr Michel Pansard, évêque d'Évry-Corbeil-Essonnes, lors de l'ouverture, l'initiative a permis de bâtir un véritable pont spirituel entre la Côte d'Ivoire et la France.
Le point culminant de ces célébrations sera la messe de clôture, prévue le dimanche 10 mai 2026, à l'Église Notre-Dame de Clignancourt, située au 2, place Jules-Joffrin, dans le 18e arrondissement de Paris. La célébration eucharistique sera présidée par Mgr Jean-Pierre Tiémélé, évêque d'Abengourou, entouré notamment du père Éric Norbert Abékan et de nombreuses figures charismatiques de l'Église ivoirienne. Selon les organisateurs, cette messe se veut un véritable souffle d'espérance, destiné à raviver chez les fidèles ivoiriens le sens profond de la mission chrétienne.
La liturgie, empreinte des traditions locales, promet une atmosphère de ferveur et de communion, rythmée par les sons du tam-tam parleur, les danses liturgiques et les chants d'action de grâce. Toutefois, pour Olivier Vivien Oulaï, « le jubilé n'est pas une fin en soi, mais un point de départ ».
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L'après-célébration ouvre en effet sur des défis majeurs, notamment celui de la transmission de la foi aux jeunes générations nées et grandissant en diaspora. Le coordinateur insiste enfin sur « la nécessité, pour les communautés d'Ivoiriens catholiques vivant en France, de fédérer l'ensemble des groupes et fraternités », afin d'assurer une présence catholique ivoirienne unie, visible et crédible au sein de la société française.