Congo-Kinshasa: Examen d'État 2026 - Des finalistes de Djugu déplacés à Bunia, traumatisés par les conflits

Plusieurs élèves finalistes déplacés du territoire de Djugu, qui passent les épreuves préliminaires de l'Examen d'État à Bunia (Ituri), disent être marqués par les traumatismes liés aux violences armées dans leurs milieux d'origine. Une situation qui, selon eux, affecte directement leurs performances scolaires.

Ce lundi 4 mai lors du lancement des épreuves préliminaires, ces jeunes candidats ont également évoqué la perturbation prolongée des cours dans leurs localités, due à l'insécurité, qui n'a pas permis d'achever le programme scolaire.

« On n'étudiait pas là-bas à cause de l'insécurité, on n'a pas terminé le programme. Nous nous laissons entre les mains de Dieu », témoigne l'un des élèves.

Des conditions d'apprentissage perturbées

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Les élèves finalistes venus de Djugu sont répartis dans différents centres de passation à Bunia, chef-lieu de la province. Certains ont fui depuis plusieurs mois, d'autres sont arrivés à la veille des épreuves, après avoir été exposés aux violences des groupes armés.

Cette situation a laissé des séquelles psychologiques importantes chez plusieurs d'entre eux, réduisant leurs chances de réussite, selon leurs propres déclarations.

Face à ces difficultés, les autorités éducatives de Bunia assurent avoir mis en place un accompagnement psychologique pour soutenir ces candidats en détresse.

Au centre de Bunia 5, le chef de centre affirme adopter une approche bienveillante envers ces élèves vulnérables.

« Ce sont des enfants que je traite avec plus d'attention que les autres. Ils sont en détresse, on ne doit pas être trop dur avec eux. On les met à l'aise pour qu'ils puissent travailler comme les autres, sans stress », explique l'inspecteur chef de pool, Makati Manganga.

Des appels au report des épreuves

Par ailleurs, de nombreux élèves finalistes déplacés des territoires de Djugu et de Mambasa n'ont pas pu participer à ces épreuves. Ils plaident pour leur report auprès des autorités éducatives et du gouvernement, estimant que les conditions actuelles ne garantissent pas l'égalité des chances.

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