Cote d'Ivoire: À la Fête des libertés, l'ex-Première dame Simone Ehivet critique l'évolution de la démocratie

L'ex-femme de Laurent Gbagbo a profité de la 4e édition de la Fête des libertés organisée samedi 2 mai par son parti, le Mouvement des générations capables, pour développer sa vision de la démocratie qu'elle considère comme un chantier inachevé en Côte d'Ivoire.

En Côte d'Ivoire, le Mouvement des générations capables (MGC) dirigé par l'ex-Première dame Simone Ehivet a organisé, samedi 2 mai, la 4e édition de sa Fête des libertés qui célèbre l'avènement du multipartisme dans le pays, le 30 avril 1990, après trois décennies de parti unique. Un rendez très politique, qui a aussi été l'occasion pour la candidate malheureuse à la dernière élection présidentielle et sa formation de partager leur vision de la démocratie...

Le MGC a ainsi profité de l'événement pour développer un regard critique sur l'évolution de la démocratie en Côte d'Ivoire. Pour lui, si les institutions démocratiques y existent bien, leur fonctionnement reste encore perfectible, notamment en matière d'alternance politique et de respect des contre-pouvoirs.

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En clair : la démocratie ivoirienne demeure un chantier inachevé, estime Dominique Traoré, premier vice-président et porte-parole du MGC : « Tous les éléments caractéristiques de la démocratie ne sont pas encore consolidés en Côte d'Ivoire. Notre État n'est pas encore fort, malgré la multitude des institutions existantes. Il faut en effet faire en sorte qu'il devienne une démocratie au service des peuples », a-t-il notamment déclaré lors d'un panel.

« La Côte d'Ivoire mérite une démocratie qui ne soit pas seulement une compétition pour le pouvoir »

Face aux militants, Simone Ehivet a quant à elle décliné sa vision d'une démocratie plus incarnée, estimant qu'une authentique démocratie devait reposer sur le triptyque « Liberté », « Justice », « Souveraineté du peuple ». « La Côte d'Ivoire mérite une démocratie qui ne soit pas seulement une compétition pour le pouvoir, mais un projet pour le peuple, une démocratie qui ne se mesure pas au nombre de partis politiques enregistrés, mais à la qualité de vie des citoyens ordinaires », a-t-elle lancé.

La manifestation s'est achevée par la formulation de 12 recommandations. Parmi elles : une révision du code électoral, une meilleure protection des droits de l'opposition ou encore la création d'un observatoire indépendant du processus électoral.

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