En République centrafricaine, ce lundi 4 mai démarre la mise en place progressive des institutions issues des dernières législatives. Après cinq ans de mandat, les députés de la septième législature ont officiellement terminé leur mission le 30 avril. Dans la foulée, le président Faustin-Archange Touadéra a convoqué les élus de la huitième législature en session extraordinaire du 4 au 18 mai, à l'issue des élections générales de décembre dernier. Mais cette rentrée parlementaire se tient dans un contexte particulier avec une Assemblée nationale incomplète.
Cette session extraordinaire sera consacrée à des étapes clés : l'installation des députés, la mise en place du bureau de l'Assemblée nationale ainsi que la formation des commissions permanentes et des groupes parlementaires. Mais, pourtant, le casting est encore incomplet. Sur les 144 sièges que compte l'Assemblée nationale, seuls 90 députés seront installés dès l'ouverture ce lundi 4 mai 2026.
Attente
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Le parti au pouvoir détient une cinquantaine de sièges, tandis que le reste est partagé entre candidats indépendants et formations politiques. À noter également que l'opposition avait choisi de boycotter ces élections. Les 54 autres sièges restent en attente, suspendus aux résultats du second tour en cours dans plusieurs circonscriptions, dont certaines font l'objet de scrutins partiels.
Interrogations
Cette situation soulève des interrogations sur la représentativité de la nouvelle législature. Par ailleurs, certains membres du gouvernement, élus députés, occupent encore leurs fonctions ministérielles, en contradiction avec les règles prévues par la Constitution de la République centrafricaine. Du côté de la présidence, un remaniement gouvernemental est annoncé après la proclamation des résultats définitifs. Il devrait permettre d'ouvrir la voie à une nouvelle équipe exécutive.