Tchad: Le président dénonce des «manoeuvres de manipulation internes et externes» suite aux violences dans l'est

Mahamat Idriss Déby met en garde contre les « manoeuvres de manipulation internes et externes » pour diviser les Tchadiens : dans un entretien réalisé par son équipe de communication, le président du Tchad revient sur son déplacement du 28 avril au 2 mai 2026, dans le Wadi Fira, dans l'est du pays, consécutif à des violences intercommunautaires ayant fait au moins 42 selon le gouvernement et au moins 60 de sources locales. Le chef de l'État a principalement dénoncé les conséquences de la guerre au Soudan voisin, dont les belligérants cherchent, selon lui, à l'exporter au Tchad.

« Le chef, c'est celui qui est sur le terrain », a déclaré Mahamat Idriss Déby pour valoriser les déplacements qu'il entreprend dans chaque région du Tchad frappée par des conflits locaux. « Il est de mon devoir de constater moi-même la situation et de prendre les dispositions nécessaires », a-t-il dit au sortir de cinq jours passés dans le Wadi Fira.

Quand nombre d'observateurs s'inquiètent d'une « illusion », en l'absence de solutions aux problèmes de fond à l'origine de ces violences, pour le chef de l'État, la cause est à chercher du côté du Soudan : armée soudanaise et FSR « ont tout fait pour que le conflit déborde au Tchad », les belligérants l'ont « sciemment transformé en conflit intercommunautaire », en jouant sur « les fibres ethniques des populations à cheval » sur les deux pays, accuse-t-il.

Mahamat Idriss Déby a rappelé que contrôler la circulation des armes le long des 1 500 km de frontière était difficile. « Tant qu'il y a des armes entre les mains des civils, nous n'aurons pas la paix », a-t-il insisté, faisant du désarmement des populations la priorité.

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Les autorités provinciales et traditionnelles mises sous pression

Alors que certains responsables communautaires s'inquiètent d'un processus de désarmement inégal et qui tournerait à l'opération de « confiscation » de biens, notamment des moyens des transport, le président tchadien a également menacé les autorités provinciales et traditionnelles : elles doivent « assumer leurs responsabilités ou on les leur enlèvera », en se faisant également les garants de l'unité nationale et du vivre-ensemble.

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