Le ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a effectué, le 4 mai, une visite de travail à la direction générale de l'Office ivoirien des parcs et réserves (Oipr), suivie d'une réunion de cabinet élargie, à Cocody.
La rencontre s'inscrit dans la dynamique de renforcer les échanges entre le ministère et cette structure stratégique. Elle lui a permis de s'imprégner des conditions de travail de ses collaborateurs.
Le ministre Abou Bamba a annoncé la création de 5 Aires marines protégées (Amp). Il s'agit notamment des sites transfrontaliers Côte d'Ivoire-Liberia et Côte d'Ivoire-Ghana, de la forêt classée de Dassioko, du Parc national d'Azagny (qui bénéficiera d'une extension en raison de sa proximité avec la mer) et du Parc des îles Éhotilé.
Il a réaffirmé l'ambition de porter à 30% la surface maritime nationale classée en Amp. Il a souligné la volonté de faire des aires protégées des sites à forte valeur touristique, capables de contribuer significativement au développement économique du pays et des communautés riveraines.
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Cette vision s'inscrit dans la prochaine phase du Programme cadre de gestion des aires protégées (Pcgap), couvrant la période 2025-2039.
Abou Bamba a rassuré l'Oipr de son engagement à défendre ce programme auprès du gouvernement ainsi que des partenaires techniques et financiers. Cela, en vue de mobiliser les ressources nécessaires à sa mise en œuvre au bénéfice des populations. Il a encouragé ses équipes à maintenir leurs efforts et à hisser l'Amp de Grand-Béréby et les autres à un niveau de gestion performant, afin de renforcer leur contribution à l'économie bleue.
Le ministre a réitéré sa détermination à mobiliser les ressources nécessaires pour combler le gap de financement de la nouvelle stratégique Pcgap, 2e génération dont le déficit est estimé à 142 milliards de FCfa. Il a exprimé sa volonté de valoriser le potentiel touristique des aires protégées à travers l'aménagement des sites et la mise en place d'infrastructures de qualité, afin d'en faire des destinations prisées.
Il a également annoncé un partenariat renforcé avec le secteur privé, incluant une mission prochaine en Afrique du Sud et dans d'autres pays, en vue de négocier des concessions. Il a conclu ses propos par un appel aux personnes impliquées dans des activités illégales ou occupant illicitement certaines aires protégées.
« Les dispositifs stratégiques et techniques seront renforcés, afin de permettre à ces espaces de jouer pleinement leur rôle au bénéfice des générations futures », a-t-il soutenu, promettant une actualisation des textes pour des sanctions plus fermes.
Pour sa part, le directeur général de l'Oipr, le conservateur général Tondossama Adama, a relevé qu'à ce jour, 15 parcs nationaux et réserves naturelles bénéficient d'un appui financier et technique.
Il a noté que les ressources mobilisées en 2026 pour la gestion des aires protégées s'élèvent à environ 20 milliards de FCfa, dont 8,1% proviennent de la Fondation pour les parcs et réserves et 17,8% de la coopération française via le Contrat de désendettement et de développement (Cdd).
Tondossama Adama a réaffirmé la disponibilité du personnel de l'Oipr à mettre en œuvre les orientations du ministre, en vue d'assurer une gestion efficiente des aires protégées de la Côte d'Ivoire.