Ile Maurice: Mehfooz Oozeer - «Ma carrière sportive ne fait que débuter»

interview

Avec son nouveau fauteuil de compétition, financé l'an passé à travers la plateforme de dons en ligne Small Step Matters, Mehfooz Oozeer vise désormais les podiums internationaux. En ligne de mire : le «World Para Athletics Grand Prix» de Nottwil, en Suisse. Une participation rendue possible grâce à un financement public.

Comment avez-vous vécu la première campagne de levée de fonds menée pour vous par le Magic Quatre Bornes Sports Club en 2025 ?

C'était extraordinaire de constater la générosité du public et des jeunes des établissements français. Au lancement de la campagne en 2025, les fonds entraient doucement. J'ai même cru que le total ne pourrait pas être atteint pour financer un fauteuil de compétition adapté à ma morphologie. Puis, les épreuves sportives organisées par les parents d'élèves de l'École Paul et Virginie, puis par l'ensemble des élèves de CM2 au niveau national, réunis à l'École du Centre, sont venues apporter un nouveau souffle à la campagne. Enfin, le soutien de la sportive d'endurance Tina Staub au Magic Club a joué en ma faveur. Ce qui m'a vraiment touché et surpris, ce sont les encouragements des jeunes, y compris lors de la séance d'autographes sur le terrain de sport de l'École du Centre.

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Quelques mois après la livraison de votre fauteuil de compétition, fabriqué aux États-Unis, êtes-vous totalement adapté à cet équipement ?

Je suis encore en phase d'adaptation, mais c'est certain qu'il y a un monde de différence entre mes performances aujourd'hui et celles réalisées avec le fauteuil précédent, que je devais caler avec des coussins. Ma progression est vraiment notable au niveau du chronométrage.

 Et moins de chutes également ?

Disons que les chutes font malheureusement partie des entraînements et des compétitions. C'est pourquoi le port du casque est obligatoire.

Dans votre catégorie, avez-vous des compétiteurs à Maurice ?

Dans la catégorie T54, il n'y a qu'un seul compétiteur mauricien. Comme il est adhérent à un autre club et qu'il ne s'entraîne pas à Côte-d'Or, nous ne pouvons pas nous «confronter» pour progresser.

Comment se déroulent les entraînements ?

Depuis récemment, Jean-Marie et Loïc Bhugeerathee utilisent à tour de rôle un vélo électrique sur la piste, et cela nous apporte beaucoup pour contrôler notre vitesse, travailler les accélérations et veiller aux espaces de sécurité entre deux concurrents, en imaginant que le vélo est le concurrent qui nous précède avec son fauteuil.

Vous participerez dans quelques jours au «World Para Athletics Grand Prix» de Nottwil, en Suisse. Avec quelles ambitions ?

Idéalement, je souhaite intégrer le top 15. C'est mon objectif pour cette année, car je n'ai pas d'autres rendez-vous majeurs. Malheureusement, mon nouveau fauteuil de compétition est arrivé trop tard pour que je puisse réaliser les minima pour les Jeux du Commonwealth 2026. À partir d'août, je vais m'entraîner six jours sur sept pour les Championnats du monde de 2027. L'année prochaine, j'aspire aussi à intégrer la catégorie des sportifs dits «Élite». Au-delà de l'allocation publique accordée, ce serait une reconnaissance de mon statut de sportif de haut niveau à part entière.

 Suite à votre maladie et à votre amputation, vous avez dû quitter la force policière. Avez-vous toujours des contacts avec vos anciens collègues ?

Oui, ils m'ont soutenu et nous avons gardé de bons rapports. J'espère que toutes les personnes qui me connaissent et qui ont été touchées par mon histoire pourront partager la levée de fonds en cours sur www.smallstepmatters.org pour mon club, le Magic Club, à travers la fonctionnalité Connect'ONG. Le club se donne beaucoup de peine pour les para-athlètes adultes et la relève chez les jeunes.

À ce stade de votre carrière sportive, que vous manque-t-il ?

Je remercie le ministère des Sports, qui a pris en charge le déplacement pour les compétitions ce mois-ci en Europe. Pour la suite, je lance un appel au secteur privé. Si possible, je souhaiterais bénéficier du soutien d'un sponsor pour prendre en charge mes frais de déplacement et d'hébergement pour les années à venir. Ma carrière sportive, avec ce nouveau fauteuil, ne fait que commencer !

Il a commencé ses entraînements avec le Magic Club en 2017. Grâce à son fauteuil, financé par Small Step Matters en 2025, les plus belles années de sa carrière sont devant lui.

Les encouragements de Hewlett Nelson

Depuis ses débuts au Magic Club en 2017, Mehfooz Oozeer a toujours fait preuve de détermination à l'entraînement, comme en témoigne Hewlett Nelson, présidente de l'association : «Noemi Alphonse a joué un grand rôle dans la vie de Mehfooz. Quand il devait prendre la lourde décision de se faire amputer, il a vu un programme télévisé avec Noemi et il a compris qu'il y aurait une vie, une vie lumineuse possible, après l'opération chirurgicale, grâce au sport notamment. Sa résilience et sa détermination font la différence chaque jour à l'entraînement, au stade de Côte-d'Or. Les plus belles années de ce champion sont devant lui, si un sponsor veut bien croire en son potentiel.»

 Ensemble, faisons rayonner le magic club à travers connect'ong !

Aujourd'hui, les donateurs individuels et les entreprises ont l'opportunité de soutenir les athlètes et les enfants du Club dans leur parcours vers l'excellence sportive. Chaque contribution, petite ou grande, peut faire une réelle différence. Rejoignez Small Step Matters dans cette belle aventure et devenez acteur de la réussite des para-athètes du Magic Club.

Comment contribuer ?

· Avec une donation par juice : Small Step Matters est accessible facilement via Pay a Merchant. Merci de spécifier un mot-clé comme référence avec le virement : Magic Club.

· Numéro de compte MCB - Small Step Matters : 000444289887. Référence : Magic Club.

· Numéro de compte IBAN pour les donations depuis l'étranger : MU59MCBL0944000444289887000.

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