La Côte d'Ivoire culturelle. C'est ce que le pays a montré à la face du monde en une semaine. Au-delà des embellies économiques, des avancées sociales, d'ailleurs relevées lors de la fête du travail, la Côte d'Ivoire a également une dimension culturelle importante. En témoignent le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua18) et le Salon international du livre d'Abidjan (Sila 16). Le tout couronné par la fête du Travail, du premier mai.
Semaine riche en évènements culturels. D'abord le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua). 18 ans que l'aventure musicale internationale dure. Il est aujourd'hui l'un des plus grands festivals musicaux d'Afrique. Ile Femua dépasse largement le simple divertissement. Le groupe Magic système a su donner de la valeur ajoutée à son oeuvre. En offrant aux artistes participants une tribune internationale à partir d'Abidjan. Ce festival peut être apprécié sous plusieurs angles.
La valorisation culturelle : il met en avant la musique urbaine africaine et favorise le brassage des cultures en réunissant artistes et publics de divers horizons. Les artistes viennent du monde entier. Les nationaux ne sont pas en reste. La cohésion sociale : Le festival est un espace de rencontre, de fraternité et de dialogue entre les peuples, renforçant le vivre-ensemble africain. On peut voir par exemple, des musiciens de pays de l'Alliance des Etats du sahel (Aes) drainer des foules sur le site de Marcory a lieu entre autres, ce festival. Mais, il y a aussi une autre retombée sociale, plus concrète.
Le financement de projet, comme la construction d'écoles et d'infrastructures sociales, contribuant au développement local. L'autre volet concerne la sensibilisation : Le Femua aborde des thèmes importants (éducation, paix, technologie, citoyenneté), ce qui en fait un outil de transformation sociale. Cette année, la réflexion a porté sur l'Intelligence artificielle. L'on s'est demandé, si en dehors de ses prouesses, elle ne représentait pas une menace.
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Arrêtons-nous là, pour le moment. Et regardons le deuxième fait culturel qui a marqué la semaine écoulée. Le Salon international du livre d'Abidjan qui était à sa 16e édition. Au parc des expositions d'Abidjan-Port-Bouët où s'est tenue ce salon, le premier constat était que ce rendez-vous a gagné en maturité. Une véritable réussite, au moment où l'Internet focalise l'attention de bien de personnes dans le monde.
Des stands achalandés, des visiteurs de plus en plus nombreux, des offres répondant aux besoins de la population, le Sila a gagné en galon et est devenu une date incontournable du monde culturel. Ses valeurs sont aussi importantes. Promotion de la lecture et de l'éducation : Il encourage les jeunes à lire et à développer leur esprit critique. Valorisation des auteurs africains : Il offre une plateforme aux écrivains ivoiriens et africains pour diffuser leurs oeuvres.
Transmission du savoir : Le livre est un outil clé pour lutter contre l'ignorance et favoriser le développement intellectuel. Son impact intellectuel et éducatif, contribue à former une société plus instruite. En dehors de l'aspect culturel et des impacts cités plus haut, le Femua et le Sila ont un autre point commun. Ce sont de véritables vecteurs de dynamisme économique qu'il ne faut pas négliger.
Le Sila, en effet, stimule le secteur de l'édition, de l'imprimerie et de la librairie. Tout l'écosystème du livre se retrouve au cours de ce salon, pour faire l'état des lieux, échanger les idées et dégager des propositions pour un meilleur avenir de l'industrie du livre. Pour les deux évènements, le secteur du transport est le premier bénéficiaire.
Les milliers de participants venant de l'extérieur donnent du trafic aux compagnies aériennes et terrestres. Encore que cette année, les deux dates ont coïncidé. Le Femua et le Sila ont officiellement débuté le 28 avril dernier. Le secteur de l'hôtellerie arrive après, en termes de retombées économiques. Cela s'accompagnent bien-sûr de restauration. Surtout, quand on sait combien, les mets ivoiriens sont prisés en Afrique et même dans le monde.
Les restaurants, les maquis et les bars accueillant les visiteurs se frottent les mains. Les opérateurs dans le loisir ne sont pas en reste. On le dit : « Abidjan est la plus doux au monde ». Les voyageurs du Sila ont du bénéficié de la tenue du Femua qui enregistrait de grands noms, comme Youssou N'dour, Pierre Akedengué, Kedjevara, Roseline Layo, les Garagistes, etc.
Mais également, la découverte des lieux touristiques, avec l'association de la ville ferroviaire de Dimbokro. Une région historique, qui a vu naître le Chef de l'Etat, Alassane Ouattara, l'ancien Président, Henri Konan Bédié et l'artiste international, Alpha Blondy. On peut ajouter l'achat d'objets d'art et de souvenirs divers qui font tourner l'industrie touristique. Tout cela a du sens quand on considère qu'un touriste dépense en moyenne 600 000 Fcfa, rien que pour son quotidien.
C'est donc une semaine riche, à tout point de vue, que vient de passer la Côte d'Ivoire. Deux rendez-vous qui participent non seulement au rayonnement du livre et de la musique, mais jouent leur partition dans la diplomatie culturelle de la Côte d'Ivoire. Faisant aussi de la culture, un levier stratégique du développement.