Madagascar: Ankasina - Un informaticien tombe du troisième étage

La Brigade criminelle a ouvert une enquête après la mort suspecte d'un informaticien, victime d'une chute du troisième étage, à Ankasina.

Un informaticien âgé de 37 ans, H. A., est décédé hier matin à Ankasina, après une chute du troisième étage de l'immeuble où il vivait avec son épouse, R. O., coiffeuse de 29 ans. D'abord retrouvé derrière la maison, dans la cour d'un voisin, côté façade est, il a été transporté par des riverains puis déposé sur le trottoir, devant le domicile, au bord de la route, près du jardin municipal. Il y a été laissé avant l'arrivée des policiers.

Selon la propriétaire des lieux, celle-ci venait de raccompagner des enfants à l'école lorsque l'épouse du défunt s'est précipitée vers elle en criant : « Au secours, mon mari est tombé derrière.» Les deux femmes se sont rendues sur place et ont découvert l'homme étendu dans la cour du voisin, dont le portail était fermé.

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Après l'ouverture du portail, des habitants du quartier ont transporté le blessé jusqu'au bord de la route. Sa tête présentait de graves blessures. La propriétaire a tenté de trouver un taxi pour l'emmener à l'hôpital. Le chauffeur, qui demandait 20 000 ariary, a finalement refusé en constatant l'état de la victime : « Moi, je ne transporte pas ça. » Des voisins ont alors estimé qu'« il n'est plus sauvable».

En garde à vue

R. O. est partie aussitôt, sans se retourner vers son mari. La propriétaire l'a suivie, craignant qu'elle ne prenne la fuite.

« Elle téléphonait à quelqu'un, puis s'est installée dans un bar pour commander du rhum artisanal et des cigarettes. Elle a dit : "Je ne sais plus quoi faire, j'ai la tête en vrac. Je dois boire" », rapporte le témoin.

Alertés, des policiers du secteur se sont rendus sur place. Ils ont pris en charge la coiffeuse et l'ont protégée d'une foule qui commençait à s'agiter. Refusant dans un premier temps de les suivre, elle a finalement accepté de se rendre au poste.

Lors de son audition, elle a déclaré : « Notre électricité avait été coupée. Mon mari a voulu rétablir le courant et il est tombé. Nous ne nous sommes pas disputés. » Les policiers ont toutefois constaté que l'électricité fonctionnait et que le fil mentionné se trouvait à la porte d'entrée, et non à la fenêtre.

La femme a été placée en garde à vue afin d'éviter toute tentative de justice populaire. L'enquête a été confiée à la Brigade criminelle.

Les premiers témoignages décrivent un couple marqué par des tensions récurrentes. Selon la propriétaire, la femme consommait régulièrement de l'alcool, sortait fréquemment et aurait déjà eu des comportements violents envers son mari. Celui-ci évoquait des coups et des ecchymoses, et avait envisagé une séparation avant une réconciliation récente.

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