Afrique de l'Ouest: Reformes proposees par l'UEMOA - Le pays enregistre un taux d'exécution de 89%

La 11e revue annuelle des reformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine s'est déroulée dans la matinée du 5 mai 2026, au ministère de l'Economie et des finances. Les résultats de la revue technique consignés dans un mémorandum, a fait l'objet d'échanges entre des membres du gouvernement burkinabè et la Commission de l'UEMOA, conduite par son président, Abdoulaye Diop.

89 %. C'est le taux d'exécution des reformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l'UEMOA au titre des années 2024 et 2025 par la partie burkinabè. Un chiffre qui ressort des conclusions de la revue technique qui s'est déroulée du 5 au 7 novembre 2025. Consignés dans un mémorandum, ces résultats ont été apportés à l'attention du Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, dans la matinée du 5 mai dernier. Mais bien avant cette étape, la Commission de l'UEMOA et des membres du gouvernement ont échangé sur les conclusions de cette revue technique.

La revue annuelle a été instituée par l'acte additionnel de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement du 24 octobre 2013. « La revue technique a permis de noter une performance importante en matière d'application des textes communautaires. Cela dénote de la constance de la performance du Burkina Faso pour la matérialisation du processus d'intégration », a laissé noter le président de la Commission de l'UEMOA, Abdoulaye Diop.

« Avec l'UEMOA, c'est l'intégration économique... »

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Une revue annuelle qui a concerné différents composants, notamment la gouvernance financière et le marché commun. Malgré ces performances reconnues par cette Commission, il reste que des difficultés subsistent selon le chef de la délégation de cet organisme communautaire. « Nous avons passé en revue les différents secteurs, il n'y a pas beaucoup sur lesquels il y a quelques difficultés. Nous avons échangé.

Le plus important, c'est d'avoir retenu les recommandations pour y remédier », a-t-il exprimé. Ce dernier et sa délégation, composée de plusieurs commissaires de l'UEMOA, étaient face à la partie gouvernementale, elle, constituée de plusieurs ministres et conduite par leur collègue de l'Economie et des finances, Aboubakar Nacanabo.

Ces réformes et autres directives de l'UEMOA prises en compte par le Burkina Faso trouvent leur intérêt. C'est du moins ce qu'a estimé l'argentier burkinabè. « Avec l'UEMOA, c'est l'intégration économique. Cette intégration a forcement des avantages pour nos pays. Il est important que les textes communautaires que nous avons adoptés, puissent être appliqués dans nos pays. Nous avons un taux de mise en oeuvre qui est très élevé.

Mais il y a encore un gap », a-t-il déclaré. Et de promettre que le Burkina va travailler à appliquer « pleinement » les textes de l'UEMOA. Le ministre chargé de l'économie a reconnu la pertinence de cette revue annuelle qui permet de faire le point sur les réussites et les insuffisances dans la mise en oeuvre, entre autres, des reformes et politiques publiques proposées par l'UEMOA.

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