Afrique: Hantavirus en mer, confinement aux Canaries

Un foyer d'hantavirus a été détecté à bord d'un navire de croisière au large du Cap-Vert, avec deux cas confirmés et plusieurs autres suspectés, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mardi.

L'Espagne a accepté que le navire accoste aux îles Canaries afin de permettre une enquête sanitaire complète et une évaluation des risques pour les passagers.

L'affaire a démarré comme souvent en mer : discrètement... puis très vite, ça s'emballe.

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A bord d'un navire de croisière (dont le nom circule peu, signe que la communication est sous contrôle), plusieurs passagers présentent des symptômes respiratoires sévères. Rien d'exceptionnel au premier regard car les bateaux sont des incubateurs parfaits pour les virus banals. Mais, rapidement, un détail intrigue, les analyses pointent vers un hantavirus. Et là, changement de ton.

Ainsi, pour un équilibre classique entre gérer le risque et éviter la panique, les autorités espagnoles ont, donc, autorisé le navire à accoster aux îles Canaries, avec une prise en charge médicale des passagers, des protocoles sanitaires renforcés et une surveillance étroite des cas suspects.

Selon l'OMS, plusieurs personnes présentent des symptômes compatibles, tandis que des recherches sont en cours pour retrouver les passagers d'un vol ayant transporté une personne infectée vers l'Afrique du Sud, où elle est décédée.

L'organisation évoque la possibilité d'une transmission interhumaine entre personnes en contact étroit, tout en précisant que le risque pour le grand public reste faible.

Les hantavirus sont connus pour être transmis principalement par les rongeurs (urine, salive, excréments) et provoquer des maladies parfois graves (syndromes pulmonaires ou rénaux). Jusqu'ici, la transmission d'humain à humain était extrêmement rare, voire quasi inexistante selon les souches. Si la transmission interhumaine se confirme, même limitée, cela change la compréhension du virus et complique la gestion à bord d'un espace clos comme un bateau, un avion... et rappelle les vagues souvenirs récents de Dame Covid. Mais, à ce stade, il s'agit d'un soupçon, pas d'une certitude scientifique établie.

Faut-il s'inquiéter ? Oui, car c'est une situation à surveiller de près. Mais pour autant, aucune raison n'existe de paniquer. On n'est pas dans un film catastrophe, du moins pas encore, et peut-être jamais. Mais, on est face à quelque chose de typique en santé publique.

Un événement isolé qui pose une question dérangeante

Dans le domaine des maladies infectieuses, le problème n'est jamais ce qu'on sait... mais ce qu'on découvre trop tard. Ce type d'événement révèle, toutefois, plusieurs choses. Les virus "connus" peuvent encore surprendre les environnements clos comme les croisières et restent des zones à risque. Les autorités sanitaires marchent toujours sur une ligne fine entre transparence et prudence.

Cependant, on reste face à une alerte sérieuse. C'est une hypothèse encore à confirmer et une gestion qui pour l'heure se veut "maîtrisée". Bref, rien d'apocalyptique...mais, tout de même suffisamment intriguant pour que l'Organisation mondiale de la santé garde un oeil très attentif.

Les défis spécifiques au Maroc

Si un "navire hantavirus" arrivait au Maroc, ce serait un test grandeur nature de l'équilibre entre réactivité sanitaire et réalités économiques. Le Royaume possède des Forces réelles dans ce scénario. En effet, il a pour atouts une expérience récente des crises sanitaires, une capacité de réaction institutionnelle correcte, ainsi qu'une coordination avec les instances internationales. Notre pays ne fait pas dans l'improvisation, ses décisions sont prudentes mais pragmatiques, sa communication est calibrée et sa surveillance étroite, on l'a vu dans la crise de Dame Covid.

Non ! Le Maroc ne serait pas dépassé par un tel scénario. Il protégera la santé publique sans déclencher une crise de confiance.

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