La vigilance sanitaire reste de mise à Maurice face au chikungunya, à la leptospirose et au Mpox. Selon les dernières données disponibles au lundi 4 mai 2026, les autorités sanitaires appellent la population à ne pas banaliser ces maladies, jugées potentiellement dangereuses.
Pour le chikungunya, 68 nouveaux cas ont été détectés pour la seule journée du 4 mai. La majorité des cas proviennent de Quatre-Bornes, notamment des rues Berthaud, Palma et Boundary ainsi que de Rose-Hill, Stanley, Trèfles, Camp-Levieux et Bambous. Des cas ont également été recensés dans le Sud, notamment à Surinam et Chemin-Grenier. Depuis le début de l'année, le pays compte désormais 2 258 cas de chikungunya. Le nombre de cas actifs demeure fluctuant, avec plus de 70 cas actifs actuellement.
Les autorités préviennent que de nouveaux cas pourraient encore être enregistrés, en raison de la chaleur, de l'humidité et de la présence persistante de moustiques. Elles demandent ainsi au public de prendre des précautions contre les piqûres, notamment en utilisant des crèmes ou produits anti-moustiques et en évitant les zones où les moustiques peuvent pondre leurs oeufs.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
Concernant la leptospirose, aucun cas actif ou hospitalisation n'est actuellement rapporté. Depuis le début de l'année, 20 cas ont toutefois été enregistrés, dont 16 chez des hommes et quatre chez des femmes. Les cas proviennent notamment de Bambous, Montagne-Blanche, Mont-Ida et Trèfles. Le bilan reste préoccupant, avec cinq décès attribués à la maladie. «Cinq décès sur 20 cas, c'est beaucoup. Un seul décès est déjà un décès de trop», insiste-t-on du côté sanitaire.
La leptospirose se transmet notamment par l'urine de rats, surtout en période de pluie, lorsque l'eau contaminée peut entrer en contact avec la peau. Les travailleurs exposés, comme les laboureurs, les éboueurs ainsi que les personnes effectuant des travaux de jardinage, sont invités à porter des bottes, des gants et des équipements de protection. Des campagnes de sensibilisation ont été menées par le ministère, tandis que les officiers de contrôle assurent le suivi des institutions et des cas signalés. Les collectivités locales participent également à la surveillance des municipalités et des marchés.
S'agissant du Mpox, Maurice compte toujours deux cas confirmés, détectés il y a environ deux semaines. Les deux patients sont décrits comme étant plus ou moins stables, sous traitement approprié et suivis quotidiennement à l'hôpital de Souillac. Leur sortie dépendra de l'évaluation des dermatologues. Deux cas suspects ont aussi été identifiés à travers le traçage des contacts, mais ils ne présentent pas de symptômes jusqu'ici.
Les voyageurs se rendant à Madagascar sont invités à redoubler de prudence, à éviter tout contact avec des personnes présentant des lésions cutanées ou une toux et à se laver régulièrement les mains avec de l'eau et du savon. En cas de fièvre ou de problème cutané, y compris dans les parties intimes, il est recommandé de consulter un médecin. Les personnes revenant de Madagascar avec des symptômes peuvent appeler la hotline 8924.