Côte d'Ivoire : Dissolution de la Commission électorale indépendante
Le Conseil des ministres a adopté, ce mercredi 6 mai 2026, une ordonnance portant dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Après 25 ans d’existence, l’institution cède la place à une future réforme profonde du système électoral ivoirien.
Faisant l’objet d’une ordonnance de dissolution,, la CEI était depuis un quart de siècle le pilier central de la démocratie ivoirienne, chargée de l’organisation et de la supervision de tous les scrutins nationaux et référendums. Cependant, malgré ses années d’exercice, l’institution n’a cessé d’essuyer des critiques et de faire l’objet de réserves persistantes de la part de divers acteurs politiques et de la société civile.
Le gouvernement justifie cette dissolution par la volonté de tirer les leçons du dernier cycle électoral 2020-2025. L’objectif affiché est clair : tourner la page des contestations pour garantir durablement la tenue de scrutins apaisés en Côte d’Ivoire. (Source Apanews)
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Justice historique: Accra va accueillir la conférence mondiale sur les réparations pour l'esclavage
Le Ghana s’apprête à accueillir le mois prochain une grande conférence mondiale sur la justice réparatrice, à la suite d’une résolution qualifiée d’« historique » par les responsables, adoptée par les Nations Unies et reconnaissant la traite transatlantique des esclaves comme un crime contre l’humanité.
Selon la Ghana News Agency, cette conférence de trois jours se tiendra du 17 au 19 juin à Accra et sera présidée par le chef de l’État, John Dramani Mahama, qui est également le champion de l’Union africaine pour les réparations. (Source TRT Afrika)
Génocide au Rwanda : La justice française relance l’enquête visant Agathe Habyarimana
La Cour d’appel de Paris a annulé ce mercredi le non-lieu accordé en 2025 à Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, et ordonné la poursuite de l’instruction ouverte en France pour « complicité de génocide » et « crimes contre l’humanité ».
La chambre de l’instruction a ainsi relancé une procédure judiciaire engagée depuis 2008 contre l’ancienne première dame rwandaise, soupçonnée d’avoir joué un rôle dans le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994.
La décision intervient après l’appel formé par les parties civiles et le Parquet national antiterroriste (Pnat) contre l’ordonnance de non-lieu prononcée en août 2025 par les juges d’instruction, qui avaient estimé qu’« il n’existe pas de charges suffisantes » contre Agathe Habyarimana.(Source PressAfrik)
RDC : Félix Tshisekedi n’exclut plus un troisième mandat ni un report de la présidentielle
Le président congolais a évoqué, mercredi 06 mai, la possibilité d’une révision constitutionnelle par référendum et conditionné la tenue de l’élection de 2028 à l’évolution du conflit dans l’est du pays.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a ouvert mercredi la voie à un éventuel troisième mandat, malgré la limitation constitutionnelle à deux quinquennats.
Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le chef de l’État, au pouvoir depuis 2019, a affirmé qu’il accepterait de poursuivre sa mission si « le peuple souhaite » qu’il reste au pouvoir. Il a également indiqué que toute modification de la Constitution passerait par une consultation populaire via un référendum. Cette déclaration intervient alors que l’opposition accuse depuis plusieurs mois le camp présidentiel de préparer une réforme destinée à maintenir Félix Tshisekedi à la tête du pays après 2028. (Source Africa Radio)
Guinée : Lancement officiel d'un outil national de suivi-évaluation des investissements publics
Une étape importante vient d'être franchie dans la modernisation de la gestion publique en République de Guinée. Le Ministère de l'Économie, des Finances et du Budget a procédé, ce mercredi 06 mai 2026, au lancement officiel de l'outil national de suivi-évaluation des projets et programmes d'investissement public, en présence de plusieurs membres du gouvernement, partenaires techniques et financiers, ainsi que des cadres de l'administration.
Ce nouveau système digital marque une avancée significative dans la gestion des investissements publics. Il vise notamment à améliorer la collecte et l'analyse des données, à harmoniser les mécanismes de reporting, et à renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la mise en oeuvre des projets publics. (Source Aminata.com)
L'Afrique du Sud se défend des accusations de xénophobie
L'Afrique du Sud a riposté mercredi aux accusations de xénophobie suite aux manifestations contre les migrants sans papiers et a déclaré que les pays africains devaient s'attaquer aux problèmes tels que l'instabilité et la mauvaise gouvernance qui poussent leurs populations à partir.
Une série de manifestations anti-migrants ces dernières semaines dans le pays le plus industrialisé d'Afrique, ainsi que des allégations d'attaques contre des étrangers, ont incité le Nigeria et le Ghana à exprimer leur inquiétude. (Source Africanews)
Madagascar : Andry Rajoelina, l’ancien président en exil, bientôt devant la justice
La Constitution de la IVe République malgache prévoit, dans ses articles 131 et 133, qu’un ancien président ne peut être poursuivi pour des actes liés à l’exercice de ses fonctions que devant la Haute Cour de Justice (HCJ). La mise en accusation doit au préalable être votée à la majorité des deux tiers de l’Assemblée nationale — soit au moins 110 voix sur 165 députés.
La ministre a évoqué des poursuites pour « usurpation de fonction », estimant qu’Andry Rajoelina n’aurait pas dû exercer la présidence en raison de sa double nationalité franco-malgache. Elle a également mentionné des soupçons de corruption, sans en détailler les contours. En cas d’échec de la procédure parlementaire, Fanirisoa Ernaivo a laissé entendre que d’autres voies judiciaires, y compris au niveau international, restaient envisageables. (Source BeninWeb TV)
Mali: La chanteuse Rokia Traoré condamnée à de la prison avec sursis en Belgique dans un litige de garde d'enfant
La chanteuse malienne Rokia Traoré a été condamnée, mercredi 6 mai 2026, par le tribunal correctionnel de Bruxelles à deux ans de prison avec sursis, dans un litige l'opposant au père de sa fille née en 2015, à propos de la garde de l'enfant.
Le père de la fillette est le dramaturge belge Jan Goossens. Il affirme avoir été privé d'elle quasiment sans interruption depuis 2019, quand l'enfant avait alors 4 ans. Au point de saisir la justice.
« C'est un soulagement pour Jan Goossens que la culpabilité (de Mme Traoré) ait été reconnue, ce qui me semble légitime et normal », a réagi auprès de l'AFP un des avocats du père, Romain Delcoigne. Ni Jan Goossens ni Rokia Traoré n'étaient présents à l'énoncé du jugement en début d'après-midi. (Source RFI)
Tunisie : L'ex-ministre de la justice Noureddine Bhiri condamné à 20 ans de prison
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, hier mardi, des jugements allant de 11 à 30 ans de prison contre l’ancien ministre de la Justice et dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, ainsi que d’autres personnes, dans l’affaire médiatiquement connue sous le nom de « l’affaire des passeports et des nationalités falsifiés ».
Selon une source judiciaire citée aujourd’hui mercredi par l’Agence Tunis Afrique Presse, les accusations portées contre les condamnés concernent « le fait de faciliter, par quelque moyen que ce soit, même sans contrepartie, la sortie d’une personne du territoire tunisien de manière légale via les points de passage, dans le but de commettre l’un des crimes terroristes, ainsi que l’usage de cachets de l’autorité publique de manière portant atteinte aux droits et aux intérêts d’autrui, le tout en lien avec des crimes terroristes, ainsi que la détention et l’usage de faux ». (Source radioexpressfm)
L'Éthiopie accueille un forum financier panafricain pour faire face à la pression croissante de la dette
L'Éthiopie a lancé le deuxième Forum africain sur les finances souveraines, qui rassemble des décideurs politiques de haut niveau et des responsables du secteur financier afin d'aborder la question de la vulnérabilité croissante face à l'endettement et du resserrement de la marge de manoeuvre budgétaire sur l'ensemble du continent.
Cette rencontre de trois jours, qui se tient à Addis-Abeba, a réuni des représentants des ministères des Finances, des services de gestion de la dette, des institutions multilatérales, des agences de notation et des investisseurs institutionnels, autour du thème « Renforcer la marge de manoeuvre budgétaire et la viabilité de la dette ». (Source La Presse)
