Luanda — Le président de l'Assemblée nationale (AN), Adão de Almeida, a exprimé ce mercredi l'intérêt de l'Angola pour un approfondissement des relations bilatérales avec le Gabon, soulignant les progrès accomplis dans le processus de transition politique et institutionnelle au Gabon.
S'exprimant lors de la cérémonie solennelle organisée à l'Assemblée nationale en l'honneur de la visite du chef de l'État gabonais, Brice Nguema, il a déclaré que l'Angola suivait avec une attention particulière l'évolution de la situation politique au Gabon.
Dans ce contexte, il a insisté sur les efforts déployés dans divers domaines, notamment les réformes structurelles de l'État, l'institutionnalisation d'un nouveau cadre constitutionnel, ainsi que les mesures visant à renforcer la bonne gouvernance et la transparence.
Selon Adão de Almeida, ces initiatives placent le Gabon sur la voie du développement et de la promotion du bien-être de ses citoyens, jetant ainsi les bases d'une coopération plus étroite entre les deux pays.
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Il a souligné que la visite d'État d'un haut responsable gabonais en Angola s'inscrit dans un contexte diplomatique mondial marqué par les défis, ce qui, selon lui, impose aux États africains de renforcer leur coopération et de promouvoir l'unité et la cohésion du continent.
Adão de Almeida a réaffirmé qu'à l'heure où l'Afrique aspire à devenir actrice de son propre destin, il est impératif d'approfondir les relations non seulement bilatéralement, mais aussi aux niveaux régional et continental.
Il a conclu en déclarant que cette visite constitue un signe clair de la volonté de renforcer la coopération africaine et témoigne de la confiance que le continent continue de placer en son potentiel et sa capacité à oeuvrer ensemble pour le bien-être de ses peuples.
Intervention du Président gabonais
À son tour, le Chef de l'État de la République du Gabon, Brice Nguema, a déclaré que son pays est engagé dans une nouvelle dynamique de développement, fondée sur l'ambition de reprendre un rôle actif dans la construction d'une Afrique libre, industrialisée et résiliente, évoquant le renforcement de la coopération avec la République d'Angola.
Dans son discours, l'homme d'État a souligné que le Gabon et l'Angola ne sont pas seulement des pays amis, mais des nations sœurs, unies par une histoire commune, leur proximité géographique en Afrique centrale et le partage d'espaces stratégiques tels que le golfe de Guinée et le bassin du Congo.
Selon le dirigeant gabonais, les deux pays partagent d'importantes ressources naturelles, comme les forêts et la mer, et sont déterminés à bâtir une Afrique centrale forte, prospère et souveraine, fondée sur une vision commune du développement durable.
Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de renforcer et d'élargir les mécanismes de coopération bilatérale, en mettant l'accent sur la valorisation et la transformation locale des ressources naturelles, notamment minières, forestières et agricoles, afin de stimuler la diversification des économies.
Il a également évoqué les opportunités communes dans les domaines de l'agroalimentaire, du tourisme et des énergies renouvelables, en particulier les secteurs solaire et hydroélectrique, ainsi que dans le développement d'infrastructures stratégiques, notamment les ports maritimes et le Corridor de Lobito, considérés comme essentiels à l'intégration régionale et à l'accès des pays enclavés au commerce international.
Dans le domaine environnemental, il a souligné la responsabilité partagée de préserver le bassin du Congo, reconnu comme l'un des principaux régulateurs climatiques de la planète, et a plaidé pour une position commune au sein des instances internationales afin de reconnaître et de financer le rôle des forêts dans l'atténuation du changement climatique.
Le dirigeant gabonais a également abordé les défis mondiaux marqués par les tensions et l'insécurité, appelant à la coopération entre les pays africains pour faire respecter les principes du droit international et renforcer la sécurité régionale, en accordant une attention particulière à la lutte contre la criminalité transfrontalière.
Il a conclu en affirmant que la paix et la stabilité en Afrique centrale sont non négociables et que la lutte contre la pauvreté doit demeurer au cœur des politiques publiques, condition essentielle pour garantir un avenir de prospérité, de liberté et de développement durable aux populations de la région.