Angola: Une experte alerte sur la crise de santé mentale dans les familles angolaises

Humpata ( — L'isolement, l'anxiété, la peur, le malaise et une irritabilité persistante sont les signes les plus manifestes d'une crise de santé mentale dans les familles angolaises, a déclaré la psychopédagogue Natividade Soares.

S'exprimant jeudi à Huíla sur le thème « La santé mentale dans le contexte familial : prévention, stigmatisation et réponses institutionnelles » lors de la 27ᵉ session du Conseil provincial de la famille à Huíla, cette thérapeute, reconnue pour son approche axée sur les résultats, a également exhorté les familles à être attentives aux signes et à pratiquer une écoute active afin de solliciter de l'aide et de résoudre le problème.

Elle a souligné que l'absence de soutien en santé mentale au sein des familles a un impact considérable sur la société, car elle tend à créer des foyers apathiques qui ne contribuent pas au développement d'une communauté saine.

Elle a ajouté que la responsabilité de la prise en charge de la santé mentale incombe non seulement aux membres de la famille, mais aussi aux écoles, aux institutions professionnelles et aux autres acteurs de la société, qui doivent collaborer pour atténuer les conséquences néfastes d'une mauvaise santé mentale sur les familles.

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La psychologue a constaté que la stigmatisation des problèmes de santé mentale persiste en raison de facteurs culturels, mais il est essentiel de comprendre que la famille constitue le principal réseau de soutien pour les personnes en détresse émotionnelle.

Elle a indiqué que lorsque des signes de ce problème apparaissent au sein de la famille, il est nécessaire de solliciter l'aide et le soutien d'un professionnel - psychologue, psychiatre ou autre personne plus expérimentée - afin d'obtenir un accompagnement efficace.

Natividade Soares a averti que la santé mentale n'est pas un problème limité à une tranche d'âge spécifique, mais qu'elle doit être prise en compte dès le plus jeune âge. Que ce soit pendant l'enfance, l'adolescence ou à l'âge adulte, chaque étape implique de vivre des situations pouvant engendrer une souffrance émotionnelle.

« Malgré cette situation, l'attention portée aux enfants a été particulièrement soulignée, car c'est durant l'enfance que se construisent les fondements d'une vie solide. Ces enfants ont besoin de foyers sains où les familles, même imparfaites, sont fortes en ce sens qu'elles ne négligent pas les aspects liés à la santé émotionnelle, notamment la présence, l'écoute, l'attention et le respect de la singularité de chaque individu », a-t-elle expliqué.

Natividade Soares est psychopédagogue depuis 10 ans et travaille comme thérapeute axée sur les résultats dans un centre d'inclusion qui accompagne les enfants et les familles confrontés à des difficultés de santé mentale, principalement des mineurs diagnostiqués avec un trouble du spectre de l'autisme ou une paralysie cérébrale.

La 27e session du Conseil provincial de la famille de Huíla s'est tenue sur le thème « Famille, inégalités et bien-être de l'enfant » et a abordé ces thèmes au sein de deux panels : « Familles résilientes et bien-être dans le contexte des transformations sociales » et « Politiques publiques et nouveaux enjeux du bien-être ».

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