La tension monte au sein des services d'urgence à Maurice. Dans une correspondance officielle datée du 28 avril, l'Emergency Medicine Doctors Union (EMDU) alerte les autorités sur des retards jugés «considérables» dans le paiement des heures supplémentaires des médecins affectés aux Emergency Medical Services (EMS), incluant le SAMU, les unités de réanimation et le centre de contrôle.
Selon le syndicat, certains praticiens accusent jusqu'à 10 mois d'arriérés pour leurs extra duties. Des heures pourtant obligatoires, car nécessaires pour assurer la continuité d'un service fonctionnant 24/7. «Il ne s'agit pas d'heures supplémentaires volontaires, mais d'un dispositif essentiel pour maintenir la couverture médicale d'urgence», souligne l'EMDU. Autre point soulevé : ces rémunérations sont connues à l'avance et prévues dans le budget ministériel. Le syndicat estime donc qu'aucun obstacle administratif ou financier ne devrait retarder leur paiement.
Sur le terrain, la situation commence à avoir des répercussions concrètes. «Le résultat ? Le moral s'est effondré. Ce mois-ci, plusieurs médecins ont refusé d'effectuer des heures supplémentaires», indique le document.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Si, pour l'heure, le syndicat affirme avoir réussi à calmer les tensions et éviter une perturbation des services, il met en garde contre les conséquences d'une inaction prolongée. «Si ce problème n'est pas résolu, la capacité du SAMU à assurer son service d'urgence 24/7 sera sérieusement compromise, avec des répercussions directes sur la santé et la sécurité publiques.»