Le projet e-Health, lancé en 2022 en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), avance par étapes dans les établissements de santé publique. C'est ce qu'a expliqué le ministre de la Santé, Anil Bachoo, en réponse à une question parlementaire sur l'état d'avancement de ce chantier numérique, présenté comme un outil appelé à transformer la prise en charge des patients.
Selon le ministre Bachoo, le projet est appliqué selon une « approche de portefeuille » avec l'aide du PNUD, chargé dès le départ du processus de procurement et de la gestion globale. Il a toutefois attribué les retards initiaux à des lacunes de planification, à un manque de préparation des sites, notamment en matière de travaux électriques et de connectivité, ainsi qu'à un suivi jugé insuffisant sous l'administration précédente. Lorsqu'il a pris ses fonctions en novembre 2024, a-t-il indiqué, le projet était encore largement au stade de la collecte des besoins des utilisateurs.
Étape par étape, on avance
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Anil Bachoo affirme que son ministère a ensuite accéléré cette étape pour son application effective. La première phase comprend plusieurs modules essentiels : le système d'administration des patients, le portail et l'application mobile «e-Health», la gestion des services de transfusion sanguine, le reporting analytique, les tableaux de bord, ainsi que l'intégration du système de gestion des informations de laboratoire.
Le ministre Bachoo a précisé que la phase de test a démarré le 23 août 2025 au New Flacq Hospital, considéré comme le site le plus avancé en matière de préparation. Le système y est déjà opérationnel, ainsi que dans plusieurs structures de santé primaire de la région. Un comité interministériel, coprésidé par les ministres de la Santé et des Technologies de l'information, se réunit régulièrement afin de lever les obstacles opérationnels.
À une question sur le cycle clinique complet des patients externes, le ministre Bachoo a répondu que le système prévoit une prise en charge allant de l'enregistrement à la consultation, en passant par les rendez-vous, les investigations de laboratoire, la médication et le suivi. Trois modules supplémentaires - infirmiers, médecins et pharmacie - ont été intégrés à la phase 1, sans coût additionnel pour le gouvernement, afin de tendre vers une expérience patient paperless.
126 000 patients déjà inscrits
Au 30 avril, l'application avait enregistré plus de 126 000 inscriptions de patients, 225000 visites et 221000 consultations médicales. Ledéploiement est prévu au New Flacq Hospital dans le courant du mois, à l'hôpital Jawaharlal Nehru d'ici septembre, puis au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital en mars 2027. Les hôpitaux Dr A.G.Jeetoo et Victoria devraient suivre au plus tôt en décembre 2027, sous réserve de la finalisation des travaux électriques et connectiques.
Interrogé sur la valeur légale des dossiers électroniques, Anil Bachoo a indiqué que l'avis du Parquet sera sollicité. Sur la confidentialité des données, il a assuré que les garanties nécessaires seraient prises avec l'appui du ministère de l'ICT et des experts de l'UNDP. Rodrigues, a-t-il ajouté, sera également considéré dans les prochaines discussions.