La Federation of Civil Service and Other Union monte au créneau. Son négociateur, Narendranath Gopee, évoque ce qu'il considère comme un climat de pression autour d'une syndicaliste occupant également le poste de présidente au sein d'une autorité parapublique opérant dans le secteur financier.
Lors d'une intervention, le syndicaliste a évoqué une série d'événements qu'il considère préoccupants, notamment après la publication d'un rapport de l'organisation britannique Z/Yen, spécialisée dans les évaluations des centres financiers internationaux. Selon lui, ce rapport aurait conclu que l'institution publique chargée de superviser le secteur financier non bancaire fonctionne de manière satisfaisante, un constat également repris par le ministre concerné.
Toutefois, Narendranath Gopee soutient que la syndicaliste, Senior Manager, avait été sollicitée par la direction de l'instance afin de donner son appréciation sur les conclusions du rapport. «En toute légitimité, elle a donné son point de vue», affirme-t-il.
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Le négociateur syndical explique que la situation aurait ensuite pris une autre tournure. Selon ses déclarations, la syndicaliste aurait reçu une correspondance l'informant que les services d'un avocat avaient été retenus pour examiner certains éléments liés à ses observations sur les conclusions du rapport Z/Yen, ainsi qu'à une plainte qu'elle aurait formulée contre un officier de cette instance gouvernementale.
Narendranath Gopee estime que cette démarche s'apparente à une forme de pression à l'égard de la syndicaliste. Selon lui, plusieurs aspects de son travail feraient actuellement l'objet d'examens approfondi. Il affirme également avoir rencontré le directeur de l'instance afin de demander le retrait de cette lettre.
Autre élément soulevé par la fédération : une convocation adressée à la syndicaliste pour une rencontre prévue ce lundi afin de fournir des explications concernant une plainte qu'elle aurait relayée après avoir reçu des représentations de certains employés de l'institution. Pour le négociateur syndical, le recours à une tierce partie dans ce dossier soulève des interrogations. «Lorsqu'un employé communique avec son employeur, cela relève d'une relation employeur-employé», fait-il ressortir.
Le syndicaliste considère que cette affaire rappelle des tensions survenues sous l'ancienne administration, affirmant que la syndicaliste concernée avait déjà été licenciée avant d'être réintégrée par la suite.
Tout en appelant à l'apaisement, Narendranath Gopee exhorte la direction de cette autorité parapublique à «se ressaisir» afin d'éviter une détérioration des relations avec la fédération syndicale. L'institution concernée n'a pas encore répondu à nos sollicitations.