Icolo e Bengo ( — La situation des enfants vulnérables en Angola est stable, malgré quelques cas signalés, a déclaré jeudi à Icolo e Bengo la directrice adjointe de l'Institut national de l'enfance (INAC), Rosalina Domingos.
Elle a fait ces déclarations lors d'une interview accordée à la presse en marge du Conseil provincial de la famille, organisé par la Direction de l'action sociale et de l'égalité des genres d'Icolo e Bengo, sur le thème « Familles, inégalités et bien-être de l'enfant ».
La directrice adjointe a indiqué que, jusqu'au premier trimestre 2026, l'INAC avait reçu 3 901 signalements, dont 1 400 cas de fraude à la paternité à l'échelle nationale.
Sur ce nombre, a-t-elle précisé, 150 plaintes ont été enregistrées, notamment dans la province d'Icolo e Bengo, concernant principalement des violences sexuelles commises par des membres de la famille sur des mineurs.
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Les municipalités de Calumbo et Sequele ont été les plus sollicitées via la ligne téléphonique d'assistance 15015.
Par ailleurs, la responsable a salué l'infrastructure sociale de la province d'Icolo e Bengo, notamment les centres d'accueil pour enfants vulnérables, qui ont répondu aux attentes.
Lors de la séance du Conseil, la directrice a abordé le thème « Protection de l'enfance : progrès, perspectives et défis », soulignant que les enfants demeurent une priorité pour l'Exécutif.
À cet effet, a-t-elle déclaré, il est essentiel que les institutions travaillent de manière coordonnée, en suivant les procédures et les paramètres établis pour l'aide aux enfants victimes de violence, et en sachant orienter les victimes vers les structures appropriées, compte tenu de la multi-dimensionnalité de leurs problèmes.
Elle a mis en avant la municipalisation des services, qui permet aux enfants d'accéder aux services sans avoir à se déplacer dans d'autres municipalités ou provinces pour obtenir leur carte personnelle ou leur carte d'identité.
Concernant la présence d'enfants mendiant dans les rues, le directeur a reconnu la nécessité d'un travail multisectoriel accru et a appelé les familles à assumer de véritables responsabilités, afin d'éviter que des enfants mineurs ne soient considérés comme des pourvoyeurs, compte tenu des divers risques liés à la mendicité dans la rue.