Congo-Brazzaville: Enseignement supérieur - Accroître l'investissement dans le capital humain

Déroulant la feuille de route du secteur de l'enseignement supérieur, le 8 mai à Brazzaville, la ministre Delphine Édith Emmanuel s'est focalisée sur la deuxième action prioritaire du projet de société du président de la République qui repose sur la formation du capital humain.

« La mobilisation des moyens humains, financiers et matériels s'impose », a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, le Pr Delphine Édith Emmanuel, lors de la présentation la feuille de route aux présidents des universités, syndicats et responsables des établissements privés de ce sous-secteur de l'éducation.

La déclaration s'appuie sur le projet de société du président de la République qui appelle à accroître l'investissement dans le capital humain. Un des défis que l'ensemble des acteurs de l'enseignement supérieur est appelé à relever pour les cinq prochaines années. « Il s'agit de mobiliser non seulement les moyens financiers nationaux, mais aussi les fonds de concours octroyés par les partenaires techniques et financiers. Nous invitons les établissements congolais d'enseignement supérieur à instituer des organes chargés de la mobilisation des fonds dont l'action contribuera à soutenir et à améliorer les finances des universités », a indiqué la ministre.

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Les défis sont aussi juridiques. Le Pr Delphine Édith Emmanuel a reconnu que certains textes relatifs à la politique de l'enseignement supérieur et à l'organisation et au fonctionnement des universités sont devenus caducs. Il est donc question de les élaborer et de les actualiser.

La poursuite de la digitalisation du système de l'enseignement supérieur, l'opérationnalisation de l'Agence nationale de l'assurance qualité dans l'enseignement supérieur et la mise en place ses cellules internes aux établissements allongent la liste des actions contenues dans la feuille de route.

Cinq attributions

Sur les attributions du département ministériel dont elle a la charge, la ministre de l'Enseignement supérieur a évoqué la définition et la mise en œuvre de la politique nationale du sous-secteur, de la formation universitaire et de la recherche académique ; l'organisation et la supervision des universités publiques, des grandes écoles et des instituts supérieurs de l'État.

Aussi, la délivrance des accréditations aux établissements d'enseignement supérieur privés en veillant au respect des normes académiques ; la coordination de l'adéquation entre les formations universitaires dispensées et les besoins du marché ; la promotion de l'excellence académique, la mobilité estudiantine internationale et les partenariats avec les institutions étrangères.

« Nous veillerons de façon générale au fonctionnement régulier des organes de gouvernance, à l'adoption de plans stratégiques et de manuels de procédure, car la navigation des universités publiques et privées ne saurait se faire à vue, mais plutôt selon une planification rigoureuse, une répartition des rôles et un suivi précis », a conclu la ministre de l'Enseignement supérieur.

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