Faire de la jeunesse un acteur clé de la promotion de la paix et du vivre-ensemble, tel est l'objectif que s'est fixé le ministère de la Culture et de la Francophonie.
Pour se donner toutes les chances d'atteindre cet objectif, le ministère a profité de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie, qui en était à sa 39e édition, pour organiser, à travers une tournée, des panels sur la contribution des jeunes à la promotion de la paix en Côte d'Ivoire, autour du thème : « Génération paix ? Contribution de la jeunesse pour un monde plus apaisé ».
À l'étape de Bouaké, c'est la salle polyvalente de l'hôtel de ville qui a abrité cette rencontre, le mercredi 6 mai 2026, en présence des autorités administratives, politiques et coutumières, mais surtout d'élèves venus de plusieurs établissements scolaires de la commune.
« Cette thématique se veut une réponse aux crises géopolitiques et géostratégiques qui minent notre société actuelle », a déclaré Bernise N'Guessan, secrétaire générale de la Commission nationale de la Francophonie, lors de l'ouverture de cette rencontre d'échanges et de partage.
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Pour elle, face à ces enjeux, les jeunes apparaissent comme des acteurs clés de transformation. « D'ici à 2050, plus de la moitié de l'espace francophone sera composée de jeunes, qui constitueront un pilier du développement et de la sécurité dans le futur », a-t-elle fait remarquer.
Invité à prononcer la conférence inaugurale, le professeur Simplice Dion, vice-président de l'université Félix Houphouët-Boigny, s'est appuyé sur l'histoire récente de Bouaké, ville martyre en raison de la crise politico-militaire qu'a traversée la Côte d'Ivoire, pour exhorter les jeunes à être des ambassadeurs de paix et de cohésion sociale. « Les jeunes, vous devez faire la promotion de la paix, car la paix favorise la justice et le développement », a-t-il affirmé.
« Peut-on vivre, parler, se développer, se réaliser... sans la paix ? », s'est interrogé le conférencier, qui a mis les jeunes face à leurs responsabilités dans un monde où la paix est de plus en plus menacée. « Les jeunes, vous avez un travail précieux à accomplir : celui de préserver coûte que coûte la paix, qui est une valeur absolue », a souligné le Pr Simplice Dion.
Toutefois, pour que cette jeunesse soit réceptive à ces messages de paix et de cohésion sociale, le gouvernement a compris qu'il fallait initier des programmes prenant en compte les préoccupations des jeunes. C'est ainsi qu'il a élaboré le Programme jeunesse, décliné à travers le Pj-Gouv 2026-2030, visant l'insertion de 152 000 jeunes pour un investissement de 26,52 milliards de Fcfa.
CORRESPONDANT RÉGIONAL