Angola: L'exécutif angolais réaffirme son engagement en faveur des droits des femmes

Luanda — La ministre d'État aux Affaires sociales, Maria do Rosário Bragança, a réaffirmé ce vendredi à Luanda l'engagement de l'exécutif angolais en faveur de la promotion des droits des femmes et du renforcement de la coopération entre les peuples africains.

Selon la ministre d'État, qui s'exprimait lors de l'ouverture de la réunion du Conseil de l'Organisation panafricaine des femmes, l'Union africaine, en tant que pilier de l'intégration et du développement du continent, a joué un rôle crucial dans la promotion des droits des femmes et la construction de sociétés plus justes et équitables.

La responsable a déclaré que l'Agenda 2063 de l'Union africaine trace la voie d'un continent prospère et pacifique qui valorise et respecte la dignité et le potentiel de toutes les femmes.

« Cette vision s'inscrit parfaitement dans notre engagement en Angola, où l'autonomisation des femmes et l'égalité des sexes sont des piliers fondamentaux de notre politique de développement », a-t-elle affirmé.

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La ministre d'État a souligné que le monde vit dans un contexte marqué par de multiples défis interdépendants : crises économiques, tensions géopolitiques et insécurité alimentaire et énergétique, qui affectent directement et de manière disproportionnée les femmes et les filles.

La dirigeante a ajouté que ces réalités sont aggravées par la menace croissante du changement climatique et des phénomènes extrêmes, tels que les sécheresses prolongées et les inondations dévastatrices.

Maria Bragança a souligné que la dégradation de l'environnement a de graves conséquences sur les communautés, en particulier les femmes rurales, qui dépendent directement des ressources naturelles pour la subsistance de leurs familles.

« Le changement climatique n'est pas seulement un problème environnemental, mais aussi une question de justice sociale et d'égalité des sexes », a-t-elle insisté.

Dans ce contexte, a-t-elle déclaré, il est impératif d'intégrer une perspective de genre dans les politiques climatiques et de développement durable, afin que les femmes ne soient pas seulement victimes de ces crises, mais aussi actrices du changement, protagonistes de la construction de solutions résilientes et durables.

« Cependant, nous ne parviendrons pas à l'autonomisation des femmes sans surmonter les obstacles qui persistent pour les filles et les jeunes femmes africaines, malgré les progrès accomplis », a-t-elle martelé.

Selon la ministre d'État, les préjugés culturels qui persistent dans les sociétés limitent le potentiel des femmes. «Il est donc nécessaire de lutter contre ces obstacles et de promouvoir une culture qui valorise l'égalité des sexes», a-t-elle défendu.

« Nous avons besoin de davantage de campagnes de sensibilisation pour encourager la reconnaissance de l'importance de l'éducation des filles et déconstruire les mythes néfastes, véritables barrières qui limitent encore leur accès à une éducation de qualité », a-t-elle insisté.

Selon Maria Bragança, les grossesses précoces constituent un véritable fléau qui compromet l'avenir des filles. Il est donc essentiel de garantir fermement et durablement la mise en oeuvre de programmes d'éducation sexuelle et reproductive, qui représentent notamment un outil puissant pour réduire le décrochage scolaire des filles, a-t-elle recommandé.

Par ailleurs, la ministre d'État a affirmé que l'exécutif angolais s'engage à adopter et à mettre en oeuvre des lois prévoyant des sanctions plus sévères contre les violences sexistes et les crimes sexuels, et à veiller à l'efficacité du système judiciaire et à ce que les victimes puissent obtenir réparation sans crainte de représailles.

Elle a souligné l'importance des mécanismes de prévention, de protection et de responsabilisation, ainsi que la nécessité d'investir dans l'éducation et l'autonomisation économique des femmes, comme autant de moyens fondamentaux de briser le cycle de la violence.

La responsable a estimé que l'Organisation panafricaine des femmes a un rôle essentiel à jouer dans ce domaine en tant que plateforme de mobilisation et de plaidoyer, et qu'elle devrait continuer à mener des actions en faveur de politiques inclusives, sensibles au genre et axées sur les résultats concrets.

Ainsi, a-t-elle ajouté, l'un des thèmes centraux de cette réunion devrait être une réflexion sur la manière de renforcer l'Organisation panafricaine des femmes en tant qu'instrument stratégique au service des femmes africaines.

À cette fin, a-t-elle renchéri, il est nécessaire de consolider ses capacités institutionnelles par une plus grande mobilisation des ressources, la modernisation de ses mécanismes opérationnels et le renforcement du capital humain qui la compose.

Elle a souligné l'importance d'investir dans la production de connaissances, le partage des meilleures pratiques et la création de plateformes de dialogue permanent entre les organisations de femmes du continent.

Selon la ministre d'État, l'Organisation panafricaine des femmes peut également jouer un rôle déterminant, en permettant une plus grande portée, une efficacité accrue et une meilleure inclusion, notamment auprès des jeunes femmes.

Par ailleurs, elle a insisté sur le fait que la viabilité financière de l'organisation doit être une priorité, encourageant des modèles de financement innovants et un engagement plus fort de la part des États membres.

« C'est la seule façon de garantir que l'Organisation panafricaine des femmes continue de s'affirmer comme une voix influente, capable de répondre aux défis contemporains et de mener la lutte pour l'égalité des sexes en Afrique », a-t-elle conclu.

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