Cameroun: Décès du Général Philippe Mpay - l'armée camerounaise perd une figure majeure

Dix mois. C'est le temps qu'aura duré le combat du général de division Philippe Mpay contre les complications d'un accident de la route avant de succomber dans la nuit du 8 au 9 mai 2026.

Les faits : une mort annoncée après un long calvaire

Le général Philippe Mpay est décédé à l'Hôpital Militaire de Yaoundé, au Cameroun, dans la nuit du 8 au 9 mai 2026. Ancien chef du Commandement opérationnel de Douala, il était l'une des figures les plus respectées des forces de défense camerounaises.

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Tout commence en juillet 2025. Un grave accident de circulation coûte la vie à son chauffeur. Le général, grièvement blessé, est évacué et hospitalisé en Europe pendant plusieurs mois. En janvier 2026, il reprend brièvement le service. Mais son état se dégrade. En février, il s'éloigne à nouveau pour raisons médicales.

Les médecins français sont formels : ils ne peuvent plus rien faire. Le général rentre au Cameroun, où il est pris en charge et suivi régulièrement. Mercredi, il entre dans un coma dont il ne sortira pas.

Quand le corps cède après avoir résisté

Le cas du général Mpay illustre la brutalité des traumatismes liés aux accidents de circulation graves. Les lésions internes ou neurologiques sévères peuvent rester silencieuses pendant des semaines avant de se réactiver de manière fatale.

Son retour au service en janvier 2026 avait sans doute été prématuré, dicté par un sens aigu du devoir. Mais le corps, lui, ne ment pas. Les complications post-traumatiques ont eu le dernier mot.

L'armée camerounaise perd ainsi un officier dont le parcours opérationnel, notamment à la tête du Commandement de Douala pôle économique stratégique du pays , avait marqué une génération d'officiers et de soldats.

Le général de division Philippe Mpay n'aura pas survécu aux stigmates d'un accident qui avait déjà tué. Derrière le grade et les galons, il y avait un homme qui avait choisi, jusqu'au bout, de servir. Combien d'officiers supérieurs africains continuent-ils à exercer sous pression, au mépris de leur propre santé, parce que l'institution passe avant l'individu ?

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