En Casamance, après plusieurs mois d'arrêt suite à un changement de direction, le déminage va reprendre. Le Centre national d'action antimines (CNAMS) annonce la relance imminente des opérations dans le sud du Sénégal. Plus de 2,4 millions de mètres carrés de terres ont déjà été dépollués depuis 2008. Mais plus d'un million reste encore contaminé.
Deux engins de déminage mécanique de dernière génération, offerts par le Japon, sont aujourd'hui stationnés à l'Institut sénégalais de recherches agricoles de Ziguinchor. Ils n'ont pas encore pu rejoindre les zones contaminées. La raison : l'absence d'un char-porteur adapté pour transporter ces machines de près de 30 tonnes.
Le directeur du CNAMS, Salomon Diédhiou, assure néanmoins que les dernières accréditations des organisations de déminage seront finalisées dans les prochains jours et qu'une cérémonie officielle de lancement sera organisée. Mais des défis persistent : accès difficile à certaines localités, végétation dense, moyens en carburant insuffisants.
870 morts à cause des engins explosifs en Casamance
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La Casamance est en guerre depuis 1982. Plus de quarante ans de conflit entre le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) et l'État sénégalais ont truffé ses forêts et ses champs de mines antipersonnelles.
Les engins explosifs ont fait officiellement 870 victimes, dont près de 200 gardent des séquelles physiques à vie. Un accord de paix a été signé en février 2025... mais sur le terrain, le danger n'a pas disparu. Selon le Centre national d'action antimines, il reste encore environ 1 million de mètres carrés de terrains connus à déminer. L'objectif affiché par les autorités sénégalaises : zéro mine sur l'ensemble du territoire d'ici 2030-2031.