La vice-présidente du MPLA, Mara Quiosa, a appelé dimanche, à Luanda, au renforcement de la coopération entre les organisations de femmes africaines, en vue de l'autonomisation des femmes et de leur participation massive aux instances décisionnelles.
S'exprimant lors d'une réunion d'échange d'expériences entre les secrétaires générales des anciens mouvements de libération africains, la dirigeante a souligné le rôle stratégique des femmes dans la promotion de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et du développement durable sur le continent.
Mara Quiosa a insisté sur le fait que, malgré les progrès accomplis, des défis persistent, notamment le chômage des jeunes femmes, les violences sexistes et les inégalités d'accès à l'éducation, à la santé, au crédit bancaire, à l'éducation financière et à la formation technique et professionnelle.
Elle a donc défendu que l'autonomisation des femmes devait être une priorité absolue des politiques publiques et des programmes de développement des pays africains.
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La vice-présidente du MPLA a également indiqué que l'avenir de l'Afrique repose sur l'investissement dans l'innovation et l'autonomisation des femmes et des jeunes, considérés comme des atouts stratégiques pour le progrès du continent.
Elle a ajouté que le parti, sous la direction du président João Lourenço, a progressivement renforcé la présence des femmes au sein de ses structures et des institutions étatiques, reconnaissant qu'il ne peut y avoir de développement durable sans une participation effective des femmes aux instances décisionnelles.
Lors de son discours, Mara Quiosa a toutefois reconnu l'existence d'obstacles culturels, économiques et institutionnels qui limitent l'accès des femmes aux postes de direction.
Elle a donc plaidé pour la promotion de la méritocratie, l'égalité des chances et la reconnaissance des compétences des femmes.
De son côté, la secrétaire générale de l'Organisation de la femme angolaise (OMA), Emília Carlota Dias, a déclaré que cette rencontre revêtait une grande importance politique et historique, rassemblant des organisations issues des luttes de libération nationale et qui continuent de servir de plateformes de mobilisation, d'éducation civique et de formation politique.
La dirigeante a souligné le rôle crucial des femmes africaines dans les luttes pour l'indépendance et la construction d'États souverains, citant des héroïnes angolaises telles que Deolinda Rodrigues, Irene Cohen et Lucrécia Paim, parmi d'autres figures historiques du continent.
Emília Carlota Dias a estimé que le partage d'expériences entre les organisations renforcerait la confiance mutuelle et ouvrirait de nouvelles perspectives de coopération pour la défense des causes des femmes africaines.
Cette rencontre rassemble des représentantes d'organisations féminines de divers pays africains liés aux anciens mouvements de libération nationale.