Congo-Kinshasa: Les États-Unis appellent à la désescalade dans l'Est du pays

Washington, l'un des médiateurs dans cette crise régionale, exhorte les parties au conflit à privilégier le dialogue, alors que la situation sécuritaire a continué de se dégrader cette semaine sur plusieurs fronts du Nord et du Sud-Kivu, malgré les récentes discussions de Montreux, en Suisse, entre Kinshasa et la rébellion de l'AFC/M23, sous la médiation de l'État du Qatar.

Le message vient du bureau Afrique du département d'État américain. Les États-Unis, peut-on lire, sur X, condamnent « l'attaque de drone sur Mushaki », dans le Nord-Kivu, ainsi que « les massacres » près d'Uvira, dans le Sud-Kivu, dans l'Est de la RDC.

Washington n'apporte pas plus de précisions et ne pointe aucune responsabilité, mais appelle « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue », à s'engager dans la mise en oeuvre du cessez-le-feu, et à privilégier la voie du dialogue...

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Un peu plus tôt, vendredi 8 mai, les rebelles de l'AFC-M23 ont accusé l'armée congolaise d'avoir mené une frappe de drone meurtrière à Mushaki, une localité sous leur contrôle, à environ 40 km à l'ouest de Goma. Des témoins évoquent deux fortes explosions et une panique généralisée, dans les environs du grand marché de Mushaki, particulièrement fréquenté le vendredi.

Les rebelles évoquent un lourd bilan humain qu'aucune source indépendante n'a pu confirmer. Kinshasa, de son côté, ne n'est pas exprimée sur le sujet.

Quant à la Monusco, elle s'est dite « très préoccupée » par ces informations et dénonce plus largement une « nouvelle vague d'attaques meurtrières » visant des civiles et ayant fait ces derniers jours « des dizaines » de victimes, dans les trois provinces de l'Est de la RDC.

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