Le président de l'US Monastir, Mohamed Salama, a présenté sa démission. Mais le comité directeur de l'USM a rejeté à l'unanimité cette démission présentée début mai 2026 en raison de difficultés financières et de contre-performances de l'équipe de football. Le club cherche à stabiliser sa situation face à la pression.
Le CSS, face à la crise financière, est en difficulté et peine à trouver le bout du tunnel. L'Etoile Sportive du Sahel n'est pas en reste et sa trésorerie est à bout de souffle. Inutile de revenir sur les raisons et de remuer le couteau dans la plaie. Une trésorerie qui ne va pas, c'est la conséquence d'une navigation à vue et d'un manque de prévisions qui conduit à une cessation de paiement. On ne peut s'engager financièrement que lorsqu'on possède des rentrées sûres et des prévisions contractuelles sérieusement établies.
Ce n'est pas toujours le cas et sous la poussée d'un public qui ne contribue en rien, mais qui exige des résultats, les conséquences sont inévitablement négatives. Il faudrait quand même relever que les clubs, nos clubs, à une ou deux exceptions près, ne possèdent pas de vision au niveau de leur gestion financière. Leur public, mal organisé, ne représente pas une ressource garantie. Les stades, à moitié délabrés, ne favorisent pas la mise en place d'une organisation rentable. On a annoncé la mise à niveau du stade olympique de Sousse.
C'est tant mieux et bon à prendre, mais la rentabilité n'est possible que si les organisateurs y mettent le prix.
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Le retour du public
On ne peut pas continuer à jouer avec un seul public. Tous les pays, qui avaient à une certaine époque opté pour un seul public, ont fini par ouvrir la porte à tout le monde et des stades, qui contiennent le double de ceux que nous possédons, tournent à plein régime. Cela fait de l'argent pour les clubs recevant des moyens de financement sûrs lorsque l'organisation est bien conduite et impartiale.
Il est temps de réfléchir à cette question. Dans le cas contraire, il y aura encore plus de clubs interdits de recrutement en raison des impayés et des ressources qui tarissent. Il y aura encore plus de démissions de comités directeurs ou de personnalités venues pour aider et qui se retrouvent dans des situations intenables.
A l'ordre du jour, le retour du public
De toute façon, il est prouvé qu'en présence de deux publics, les rencontres sont plus intenses, l'organisation est mieux assurée et les équilibres financiers plus sereins.
Nous sommes au terme d'une saison.
Les responsables de toutes les parties prenantes devraient mettre cette question du retour du plein public et plancher sur ce sujet pour relancer les clubs et surtout pousser les différentes municipalités à remettre à niveau leurs installations. Notre service d'ordre est en mesure de relever ce défi et rien ne pourra nous faire croire le contraire, mais il faudrait lui permettre d'opérer dans des conditions convenables.
La mise en place de «stadiers» décidée et jamais concrétisée est essentielle. Ces «stadiers» soigneusement choisis et formés pourraient relancer l'organisation de nos rencontres sportives. Les clubs, qui ne mettront pas en place cet encadrement responsable de leur public, pourraient être privés de l'organisation. Il n'y a aucune raison que cela marche dans tous les pays, alors que nous échouons dans cette tâche essentielle.
Cela semble être le dernier souci de la fédération qui devrait oeuvrer pour atteindre cet objectif. Leurs clubs sont en danger. Nos clubs ont besoin de cet apport financier pour reprendre vie. Dans le cas contraire, ce serait cette inévitable descente aux enfers.