Alger — L'Angola et l'Algérie œuvrent au renforcement de leur coopération économique bilatérale, avec un accent particulier sur les secteurs de l'énergie, des hydrocarbures, de l'enseignement supérieur, de la formation technique ainsi que de la concertation politico-diplomatique, a déclaré dimanche à Alger l'ambassadeur angolais en Algérie, Toko Diakenga Serão.
S'exprimant devant la presse, le diplomate a reconnu l'existence d'un certain déficit de dynamisme dans les relations économiques entre les deux États, malgré l'excellence des rapports politiques et diplomatiques qui les unissent.
Selon lui, l'Angola et l'Algérie partagent de nombreux intérêts stratégiques, mais des facteurs historiques ont, au fil des années, freiné un approfondissement plus soutenu de leur coopération économique.
Toko Serão a cité parmi les principaux domaines actuellement en consolidation les secteurs de l'énergie et des hydrocarbures, de l'enseignement supérieur, de la formation technique et professionnelle, ainsi que de la coopération politico-diplomatique.
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« Ce sont là les secteurs fondamentaux, mais de nombreux autres domaines n'ont pas encore acquis une visibilité accrue en raison du manque de dynamisme des relations économiques », a-t-il souligné.
Le diplomate a qualifié d'excellentes les relations politiques entre Luanda et Alger, estimant que la convergence de vues sur les questions africaines et internationales constitue l'un des piliers de la coopération bilatérale.
Selon lui, ce rapprochement s'inscrit dans une longue tradition de solidarité mutuelle forgée durant les luttes de libération nationale des deux pays.
Abordant les questions de paix et de sécurité régionales, Toko Serão a mis en exergue le rôle joué par l'Angola et l'Algérie dans la promotion de la stabilité sur le continent africain. Il a rappelé l'engagement actif de l'Angola dans les efforts de médiation et de consolidation de la paix lors de son mandat en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Il a également salué l'action du Président angolais João Lourenço en sa qualité de président en exercice de l'Union africaine, mettant en avant les initiatives entreprises en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique.
Sur le plan énergétique international, l'ambassadeur a insisté sur l'importance stratégique des deux pays, rappelant que l'Angola et l'Algérie figurent parmi les principaux producteurs africains de pétrole.
Selon lui, le contexte international actuel ouvre la voie à un rôle accru de l'Afrique sur le marché énergétique mondial, d'autant plus que les deux pays jouissent d'une stabilité politique et ne sont pas directement impliqués dans les principaux conflits internationaux.
Toko Serão a estimé que l'Angola et l'Algérie disposent des atouts nécessaires pour renforcer le poids de l'Afrique dans les décisions mondiales relatives à l'énergie, à la sécurité et au développement économique.
Les relations entre l'Angola et l'Algérie remontent à la période de la lutte de libération nationale, durant laquelle l'État algérien avait apporté un soutien politique, diplomatique et militaire aux mouvements nationalistes angolais.
Après l'indépendance de l'Angola, proclamée en novembre 1975, les deux pays ont officiellement établi leurs relations diplomatiques en 1976, avant de consolider leur coopération par la signature, à Luanda, le 15 avril 1983, de l'Accord général de coopération économique, scientifique et technique.