En Afrique du Sud, la Cour constitutionnelle rouvre la porte vendredi à une procédure de destitution du président Cyril Ramaphosa. C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire dite Phala Phala, qui dure depuis 4 ans. Un scandale lié au vol d'une importante somme d'argent liquide (près de 600 000 dollars) sur l'une des propriétés du président.
L'affaire remonte à 2022, lorsqu'un ancien chef des renseignements révèle le vol deux ans auparavant de plusieurs centaines de milliers de dollars en liquide dans une ferme appartenant au président. Il l'accuse d'avoir dissimulé l'affaire et d'avoir fait enlever lui-même les voleurs.
Suite au scandale, un rapport parlementaire avait conclu qu'il y avait matière à lancer une enquête dans le cadre d'une procédure de destitution. Un rapport finalement rejeté par l'Assemblée, coupant court au processus.
Une décision qui met l'ANC en difficulté
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Cette nouvelle décision de la Cour constitutionnelle rebat donc les cartes, puisqu'elle déclare ce vote « incompatible avec la Constitution, invalide et annulé ». Elle ordonne la remise du rapport à une « commission de destitution » chargée d'enquêter.
Si celle-ci venait à recommander la destitution, cela ferait l'objet d'un vote de l'Assemblée, dans laquelle l'ANC ne détient désormais plus la majorité absolue. Une décision donc qui chamboule le parti dirigeant et le gouvernement d'union nationale, et dont s'est félicité le parti EFF, à l'origine de la plainte. La présidence a quant à elle déclaré « respecter la décision ».