Deux affaires distinctes de maltraitance sur mineurs, enregistrées dans le nord du pays durant le week-end, viennent une nouvelle fois mettre en lumière la vulnérabilité de certains enfants au sein même de leur environnement familial. Entre violences physiques, humiliations et mauvais traitements répétés, ces dossiers ont mobilisé les unités spécialisées de la police ainsi que les services de protection de l'enfance.
Dans le premier cas, un adolescent de 15 ans a dénoncé plusieurs années de violences psychologiques et physiques qu'il aurait subies de la part de son père. Entendu en présence de sa mère, le collégien a expliqué aux enquêteurs que les tensions familiales auraient commencé il y a plusieurs années avant de dégénérer récemment en violences physiques.
Selon les informations recueillies, l'adolescent affirme avoir régulièrement été insulté et humilié à la maison. Depuis le début de cette année, les violences seraient devenues plus fréquentes. L'un des incidents les plus marquants se serait produit après son retour de ses cours particuliers, lorsqu'il aurait découvert ses vêtements jetés dans un escalier par son père.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Quelques jours plus tard, la situation aurait pris une tournure plus grave. Le mineur affirme avoir été violemment giflé avant d'être expulsé du domicile familial sous des menaces verbales particulièrement dures. Bouleversé, il aurait contacté sa mère avant de quitter la maison pour aller se réfugier chez elle.
L'adolescent a par la suite reçu des soins à l'hôpital sir Seewoosagur Ramgoolam National. Alertée, la police de Pamplemousses a procédé à l'arrestation du père de famille, âgé de 45 ans. Après son interrogatoire, ce dernier a été placé en détention au centre de Piton sur ordre d'un officier supérieur de police. Une enquête est en cours afin d'établir les circonstances exactes des faits dénoncés.
Dans une autre affaire tout aussi troublante, une fillette de seulement huit ans a rapporté aux enquêteurs de la Brigade pour la protection de la famille des actes de maltraitance présumés survenus lors de séjours chez son père dans le cadre d'un droit d'hébergement.
La fillette a expliqué que chaque visite chez ce dernier devenait pour elle une source d'angoisse. Elle affirme qu'elle a régulièrement été forcée d'effectuer des tâches ménagères et de servir les repas aux adultes présents dans la maison. Selon son récit, lorsqu'elle refusait ou ne s'exécutait pas assez rapidement, elle aurait été battue avec une ceinture.
La mineure a également mis en cause une proche parente vivant sous le même toit, affirmant que celle-ci participait également aux violences dénoncées. Les enquêteurs tentent actuellement de vérifier les allégations formulées par l'enfant et de déterminer la fréquence exacte des mauvais traitements.