Alassane Ouattara prend les devants au sommet « Africa Forward ». En prenant ses quartiers dans un hôtel huppé de la capitale kenyanne, le président ivoirien Alassane Ouattara (ADO) déroule son agenda sur fond d'audiences dans sa suite et les coulisses du Sommet Africa Forward. Enjeux d'un tournant
Accueilli par la secrétaire d'État kényane au Tourisme, Rebecca Miano, le chef de l'État ivoirien signe ici une arrivée millimétrée, confirmant son statut de doyen et de pivot incontournable de l'axe Paris-Abidjan, alors que s'ouvre le sommet de haut niveau Afrique-France.
Avant même l'ouverture officielle du forum le 11 mai, l'agenda du chef de l'exécutif ivoirien ce dimanche témoigne d'une volonté de ratisser large, bien au-delà de sa zone d'influence habituelle en Afrique de l'Ouest.
Le tête-à-tête avec William Ruto, Duma Boko cristallise l'attention des officines diplomatiques
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Cet entretien avec l'hôte kényan, selon des informations crédibles exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, est axé sur l'architecture financière mondiale et la réforme de la fiscalité internationale, deux chevaux de bataille communs aux deux présidents.
La rencontre avec le Botswanais Duma Boko, préparée minutieusement par les deux palais Abidjan et Gaboronne, illustre la volonté d'Abidjan de diversifier ses partenariats économiques, notamment dans les secteurs minier et technologique.
Ouattara recevra ensuite le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Au menu : le processus de transition à Libreville et le retour progressif du Gabon au sein des instances de l'Union africaine, où la voix de la Côte d'Ivoire pèse lourd.
Le tour de table s'achèvera avec Joseph Boakai (Liberia), pour évoquer les enjeux sécuritaires frontaliers et la coopération énergétique au sein de l'espace Mano River.
Emmanuel Macron en coprésidant le sommet Africa Forward, signe la dernière grande séquence africaine avant la présidentielle française de 2027, à laquelle il ne participera pas.
Après les revers enregistrés au Sahel et le retrait des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad, Paris mise désormais sur le Kenya et l'Afrique anglophone afin de relancer son influence économique sur le continent qui capte 23 milliards d'euros d'investissements des guichets des entreprises françaises.