Sénégal: L'État sénégalais ne veut pas d'une restructuration de sa dette, rappelle Malick Ndiaye

Dakar — Le Sénégal ne veut pas recourir à une restructuration de sa dette, une proposition que lui aurait faite le Fonds monétaire international (FMI), a rappelé le président de l'Assemblée nationale, Malick Ndiaye, lundi, à Dakar.

Le gouvernement sénégalais dit avoir découvert des engagements financiers pris mais sans être rendus publics par les ex-dirigeants du pays entre 2019 et 2024, ce que l'ex-président de la République, Macky Sall, a nié.

À cause de ces engagements, le taux d'endettement du Sénégal a atteint 132 % du produit intérieur brut, selon les autorités actuelles.

"Le Sénégal entend assumer, corriger, réformer et avancer", a soutenu Malick Ndiaye en intervenant à une réunion d'experts sur "la crise de la dette au Sénégal".

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Il argue "la position du Sénégal de ne pas restructurer sa dette ne relève ni du déni, ni de l'improvisation, ni d'un réflexe de fermeture".

"Elle procède d'un choix souverain, responsable et assumé, celui de préserver la signature du Sénégal, d'honorer nos engagements, de poursuivre le dialogue avec nos partenaires et de mettre en oeuvre une stratégie [...] fondée sur la discipline budgétaire, la gestion active de la dette et la mobilisation accrue de nos ressources propres", a-t-il fait valoir.

Le président de l'Assemblée nationale soutient, par ailleurs, que "la trajectoire de redressement ne saurait être durable, si elle sacrifie l'investissement productif, l'éducation, la santé [...] et les emplois".

"Elle ne saurait être crédible, si elle repose uniquement sur l'austérité, sans la transformation structurelle de l'économie, sans l'élargissement de l'assiette fiscale, sans la lutte contre le gaspillage, sans l'amélioration de la qualité de la dépense publique", a soutenu Malick Ndiaye.

Il pense que la dette est opportune lorsqu"'elle finance le développement et est contractée dans la transparence".

Mais elle devient un "problème politique, économique et moral", lorsqu"'elle échappe au contrôle démocratique, pèse sur les générations futures sans contrepartie visible, réduit les marges de manoeuvre budgétaires et fragilise la confiance entre l'État et les citoyens d'une part, et les partenaires d'autre part".

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