Le président des Organisations patronales d'Afrique - Business Africa, le Sénégalais Baïdy Agne, a plaidé pour la mise en oeuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), soulignant que cela pourrait accroître les exportations de 560 milliards de dollars ainsi que les revenus du continent de 450 milliards de dollars d'ici à 2035.
"(...) La mise en oeuvre intégrale de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleacf) pourrait accroître les exportations de 560 milliards de dollars ainsi que les revenus du continent de 450 milliards de dollars d'ici à 2035. Pourquoi mettons-nous autant de temps à réaliser ce marché continental ?", s'est-il interrogé lors du forum d'affaires organisé dans le cadre Sommet "Africa Foward".
Baïdy Agne s'est aussi attardé sur le fait que le besoin d'investissements en infrastructures s'élevait à plus de 120,8 milliards de dollars par an d'ici à 2030, en particulier dans les secteurs des transports, de l'énergie et de la connectivité numérique.
Concernant la transition énergétique le chiffre est estimé à plus de 22.4 milliards de dollars d'ici à 2040 tandis que dans le domaine des transports, les besoins sont évalués à plus de 20,8 milliards de dollars d'ici à 2030.
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Pour M. Agne, la "responsabilité" du secteur privé africain "c'est effectivement plus de responsabilités, plus d'engagement et l'affirmative +"Action+".
Le président des Organisations patronales d'Afrique - Business Africa a plaidé pour une rupture avec les anciennes pratiques, notant que "plus de responsabilités, plus d'engagements, constituent le socle de cette nouvelle dynamique France- Afrique que nous devons impulser".
Sur la coopération économique et les partenariats d'affaires franco-africains, il estime que les "nouvelles orientations et priorités" doivent porter sur "les facilités pour les déplacements d'affaires et de formation professionnelle ; le développement des chaines de valeur plus inclusives et un contenu local plus élevé ; la gestion de l'IA, le développement des compétences et le transfert de technologies".
A cela s'ajoutent les co-investissements dans les infrastructures de dernière génération ; la promotion d'écosystèmes du numérique & de la fintech, ainsi que de hubs financiers ; les partenariats d'interconnexion du marché intra-africain dans le domaine des transports terrestres, maritimes et aériens ; la gestion des transitions énergétiques, numériques et du développement durable.
Il a rappelé que "le grand défi" pour le secteur privé africain, c'est la mobilisation des ressources sous-exploitées, relevant que l'Afrique abrite également plus de 30 % des réserves minérales mondiales.