L'Association africaine de défense des droits de l'homme (ASADHO) dénonce une « justice à deux vitesses » après la publication, lundi 11 mai, par le ministère de la Justice, d'un communiqué sur les insultes et attaques verbales visant le président de la République. Une sortie qui continue de susciter des réactions dans l'opinion publique en RDC.
Si l'Association africaine de défense des droits de l'homme condamne les injures contre le chef de l'État, elle critique toutefois ce qu'elle considère comme « une application sélective de la justice. »
Plaidoyer pour une justice équitable
Le président de l'ASADHO, Jean-Claude Katende, estime que les mesures annoncées semblent principalement viser les opposants politiques et certaines voix critiques, tandis que d'autres formes d'injures publiques resteraient impunies.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
« Qu'est-ce qu'on va faire de ceux qui, à longueur de journées, insultent les autorités religieuses, les membres de l'opposition ou d'autres citoyens sans que la justice ne bouge ? », s'interroge-t-il.
Tout en rappelant que les propos injurieux ou diffamatoires contre le président de la République sont inacceptables, il souligne la nécessité de respecter les institutions.
« Le président de la République, en tant qu'institution et en tant que personne, a droit au respect et aux honneurs de toute la nation », affirme-t-il.
Une justice jugée « orientée »
Jean-Claude Katende regrette que le communiqué ne prenne pas en compte toutes les victimes d'injures et de diffamation dans le pays. Selon lui, la justice devrait agir avec la même fermeté pour tous les cas, sans distinction.
« Notre nation va petit à petit vers un domaine où personne ne respecte personne et où personne ne respecte la loi. C'est dangereux », avertit-il.