Afrique: Tiassalé/Après les violences - Le préfet appelle les populations au calme

Le calme est de retour après les violences survenues le 9 mai, dans le village de Bodo, commune de N'Douci, dans le département de Tiassalé.

Le lundi 11 mai 2026, dans l'après-midi, l'équipe de reportage de Fraternité Matin a constaté des rues quasiment désertes, avec les traces des violences perceptibles çà et là : véhicules calcinés, bars pillés, portes de maisons fracturées, domicile du chef de village, Gnangoran Lucas, pillé et incendié.

C'est dans cette atmosphère que le préfet du département de Tiassalé, Sidibé Nassou, a effectué une visite à Bodo. Elle a appelé les populations au calme et à la retenue. « Nous nous attelons à ce que le village retrouve sa quiétude et que les populations vaquent librement à leurs occupations », a-t-elle déclaré, appelant les déplacés à regagner leurs domiciles.

Et de poursuivre : « Ce qui me préoccupe, ce sont que les examens à grand tirage qui débutent la semaine prochaine. Il faut que les parents d'élèves reviennent pour que leurs enfants reprennent le chemin de l'école... Les forces de l'ordre sont là pour la sécurisation des personnes et de leurs biens. Que ce qui s'est passé ne se reproduise plus et que les populations fassent confiance aux autorités ».

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L'autorité préfectorale a félicité les forces de l'ordre pour leur professionnalisme. Car, selon elle, « elles ont su gérer la situation, protégeant le ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, et sa délégation ».

Selon le directeur de l'Epp Bodo 2, Gnahoua Tayoro, en raison de la situation, les trois établissements primaires du village sont restés fermés. Ainsi, après la résidence du chef de village en déplacement à Agboville, Sidibé Nassou a rencontré les enseignants.

« Merci pour votre calme. Nous mettrons tout en œuvre pour que les cours reprennent rapidement », a-t-elle déclaré, exhortant les populations à prôner le dialogue.

À en croire S.D., fils du village, les violences sont dues à un désaccord sur la somme de 1 000 FCfa par m2 des terres concernées par le projet de la plateforme économique du Pk108.

Pour D.Y.E, c'est plutôt l'arrestation du jeune Hippolyte N'Guessan qui a révolté les jeunes. « Ceux-ci se sont rendus chez le chef du village où se tenait une rencontre avec le ministre pour demander sa libération. N'ayant eu gain de cause, ils ont incendié la résidence du chef de village », a-t-il relaté.

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