La ministre et la chefferie traditionnelle ont parlé d'une même voix : préserver la paix, consolider la cohésion sociale et rappeler que l'unité nationale demeure le socle de l'avenir ivoirien.
La ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a échangé le 8 mai 2026, à Yamoussoukro, avec le directoire de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels. Cette rencontre, sollicitée par la ministre, s'inscrit dans la dynamique de consolidation de la paix et du renforcement du vivre-ensemble en Côte d'Ivoire.
Face aux gardiens de la tradition, la ministre a salué le rôle central de la chefferie dans la stabilité du pays. « Je suis ce jour dans votre maison, car votre maison est celle du peuple », a-t-elle déclaré d'entrée. Avant de rappeler que les autorités traditionnelles demeurent « les repères, les garants de la cohésion et de la solidarité de notre pays ».
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Myss Belmonde Dogo a insisté sur la place stratégique des chefs dans le dispositif national de médiation sociale. « La Côte d'Ivoire ne peut ni se développer ni avancer sans sa chefferie. Vous êtes le premier maillon et le maillon fort de l'administration », a-t-elle affirmé. Évoquant le contexte sous-régional, elle a exhorté les chefs à poursuivre leur travail de sensibilisation : « Le gouvernement est à vos côtés, nous remettons entre vos mains la paix retrouvée et nous vous confions la cohésion des fils et filles de la Côte d'Ivoire ».
La ministre a également présenté plusieurs actions de son département, notamment les filets sociaux productifs, la popote familiale et le Régime social unique. Plaidant pour une revitalisation des mécanismes traditionnels de régulation, elle a lancé : « Il faut qu'aujourd'hui, les alliances interethniques renaissent et vous devez en être la cheville ouvrière ». Elle a aussi rappelé que « la maison des chefs remplace l'arbre à palabres ».
Au nom de la Chambre, Sa Majesté Tanoe Amon Paul Désiré a salué cette démarche d'ouverture. « Cette démarche mérite d'être saluée, car elle reconnaît la place essentielle que joue la chefferie traditionnelle dans la préservation de la paix », a-t-il indiqué.
Le président de l'institution a réaffirmé l'engagement des chefs aux côtés de l'État : « Nous souhaitons que cette rencontre ne soit pas un simple échange ponctuel, mais le point de départ d'un partenariat solide, au service de la paix et de l'unité nationale ».
Cette convergence de vues a été confirmée par le porte-parole Nanan N'Guessan Begbin, qui a assuré que les chefs sont prêts à accompagner la ministre « pour les intérêts de la Côte d'Ivoire ». Par cette rencontre, gouvernement et autorités traditionnelles affichent une volonté commune : faire de la cohésion sociale un rempart durable pour la paix.