Dakar — Le Sénégal ambitionne de bâtir une industrie énergétique capable de soutenir durablement sa croissance économique, renforcer son tissu industriel tout en favorisant l'émergence d'un secteur privé national compétitif, a souligné mardi un officiel de son ministère en charge de l'Energie, du Pétrole et des Mines.
Intervenant à l'ouverture du Salon international de l'énergie et du pétrole (SIEPA), Cheikh Niane, secrétaire général du ministère de l'Energie, du Pétrole et des Mines a notamment martelé que la gouvernance et la valorisation stratégiques de ses ressources, demeuraient pour le Sénégal un véritable défi à relever nonobstant les performances techniques et financières.
C'est dans la perspective de relever ce défi que le gouvernement du Sénégal a fait de la transparence un principe directeur de sa politique extractive, à travers notamment l'adhésion active à l'ITIE et le rôle structurant du COS-PETROGAZ dans le pilotage stratégique du secteur, a-t-il laissé entendre.
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Cheikh Niang a ainsi évoqué la mise en oeuvre de réformes visant à "renforcer l'attractivité du bassin sédimentaire sénégalais, améliorer le cadre contractuel régissant l'exploitation des ressources et promouvoir une meilleure intégration des entreprises nationales dans la chaîne de valeur pétrolière, gazière et énergétique.
Cheikh Niane, secrétaire général du ministère de l'Energie, du Pétrole et des MinesIl est d'avis que la loi sur le contenu local constitue, un des piliers de la politique visant à permettre à l'exploitation de nos hydrocarbures "d'irriguer durablement le tissu économique national".
Cette démarche devrait permettre de renforcer les compétences et bâtir, au fil du temps, une véritable industrie locale de services pétroliers et gaziers, a expliqué M. Niang, insistant sur le fait que le Sénégal était conscient qu'aucune politique énergétique, ne peut être pensée en dehors des impératifs de la transition énergétique et de la lutte contre les changements climatiques.
Il a insisté sur le fait que la stratégie du Sénégal repose sur un mix énergétique équilibré, où le gaz naturel viendra "renforcer une production électrique de plus en plus tournée vers les énergies renouvelables".
"Le solaire, l'éolien, l'hydroélectricité à travers nos organisations communes que sont l'OMVS et l'OMVG, ainsi que la biomasse, occupent une place croissante dans nos planifications", a-t-il fait valoir.
Le secrétaire général du ministère l'Energie, du Pétrole et des Mines rappelle que la finalité de cette stratégie est de garantir à la population sénégalaise un accès universel à une électricité fiable et abordable, soutenir la compétitivité de l'économie et inscrire résolument le développement du pays sur une "trajectoire bas carbone".
M. Niane assure que ces projets ouvrent "des perspectives importantes, non seulement en matière de recettes budgétaires et d'investissements, mais également en matière d'industrialisation, de production électrique, de contenu local, de formation et de création d'emplois pour notre jeunesse".
Le Sénégal entend jouer pleinement les responsabilités de son statut de pays producteur de pétrole et de gaz en faisant de ses ressources naturelles "un levier de transformation structurelle de notre économie et un facteur d'amélioration durable des conditions de vie des populations", a-t-il rappelé.