Addis Ababa — Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à des réformes urgentes du financement mondial de la lutte contre le changement climatique.
Le secrétaire général a averti que l'Afrique subissait les conséquences les plus dures du changement climatique alors qu'elle est celle qui contribue le moins aux émissions mondiales.
S'exprimant lors du sommet « Africa Forward » à Nairobi, au Kenya, M. Guterres a déclaré que les pays africains étaient confrontés à des défis climatiques dévastateurs, notamment des sécheresses prolongées, des inondations graves, l'insécurité alimentaire et l'instabilité économique.
Ce sommet, co-organisé par le président kenyan William Ruto et le président français Emmanuel Macron, a réuni des dirigeants africains, des investisseurs internationaux et des partenaires de développement afin de discuter de la croissance durable et de la résilience climatique sur l'ensemble du continent.
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Au cours des discussions sur l'industrialisation verte et la transition énergétique, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a souligné le rôle croissant de l'Éthiopie dans le développement des énergies renouvelables et l'industrialisation durable.
Il a déclaré que l'Éthiopie continuait de jouer un rôle majeur dans la promotion du programme de croissance verte de l'Afrique.
M. Guterres a exhorté les pays riches et les institutions financières internationales à réformer les systèmes actuels de financement de la lutte contre le changement climatique et à apporter un soutien concret aux pays vulnérables.
Il a souligné que l'Afrique contribuait à moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais continuait de subir de manière disproportionnée les conséquences des catastrophes climatiques.
Par ailleurs, le président français Macron a annoncé un programme d'investissement de 27 milliards de dollars destiné à soutenir la transition énergétique, l'intelligence artificielle, les infrastructures maritimes et la modernisation agricole en Afrique.
M. Guterres a averti que, sans une action immédiate et des engagements financiers plus fermes, des millions de vies et de moyens de subsistance à travers l'Afrique resteraient menacés à mesure que la crise climatique s'aggrave.