En termes d'avoirs en devises étrangères, en or et autres actifs internationaux , la Banque centrale affiche une cagnotte de Rs 463,1 milliards à fin avril. Soit 9,81 milliards de dollars (USD), qui servent notamment à financer les importations du pays et à soutenir la stabilité financière et monétaire.
Ce montant était de Rs 392,1 milliards à fin avril 2025 (environ USD 8,66 milliards). En effet, sur cette période de douze mois, les avoirs en or sont passés de Rs 60 milliards à Rs 87 milliards, tandis que les autres actifs étrangers s'élèvent à Rs 359,5 milliards.
Deux indicateurs distincts
La Banque de Maurice a apporté des changements dans la manière de calculer la couverture des importations . Depuis septembre 2025, les statistiques de la balance des paiements intègrent les exportations et importations de services des Global Business Companies (GBC), avec des données révisées remontant jusqu'en 2018.
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Afin de renforcer la transparence et la comparabilité des données, la Banque centrale publiera désormais deux indicateurs distincts. Le premier inclut les services des GBC pour rester cohérent avec les statistiques officielles de la balance des paiements. Le second exclut ces activités afin de donner une image plus proche des besoins en devises de l'économie locale.
Sur cette base, selon les données d'importation de biens et services pour l'année 2025, les réserves internationales officielles brutes représentaient ainsi l'équivalent de 13,6 mois d'importations lorsque les services des GBC ne sont pas pris en compte. En les incluant, la couverture descend à 10 mois d'importations.
Affaire des Rs 83 milliards imprimés en 2025 : Les billets de la discorde
La Banque de Maurice se réfère à cette affaire en la qualifiant de «fake news sur les réseaux sociaux et dans des articles de presse». Elle dément dans un communiqué publié hier, toute impression d'argent et transfert vers le gouvernement en 2025 et invite à consulter le Bulletin statistique mensuel pour des informations monétaires détaillées, affirmant son engagement envers la transparence financière.
Réagissant à ce communiqué, l'ex-ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a un autre son de cloche : «Selon la théorie économique (notamment monétariste), une hausse durable de la masse monétaire, si elle n'est pas justifiée par la croissance de la production, équivaut à de la création monétaire (souvent via la «planche à billets» ou assouplissement quantitatif) et conduit à l'inflation. Ce processus dilue la valeur de la monnaie existante, entraînant une perte de pouvoir d'achat. Or, à Maurice, selon les chiffres publiés par la Banque de Maurice, la masse monétaire a augmenté de Rs 974,2 milliards en décembre 2024 à Rs 1 057,7 milliards en décembre 2025, soit une hausse de 8,6 %. Et la croissance de la production était de 3,2 %. Cela implique qu'il y a eu création monétaire via la planche à billets ou assouplissement quantitatif.»