La délégation du Soudan participant à la 87e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, tenue à Banjul en Gambie, a annoncé son rejet du projet de déclaration conjointe intitulé « Déclaration conjointe de Banjul », adopté par la mission conjointe d'établissement des faits de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples concernant la situation des droits de l'homme au Soudan, ainsi que par la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur le Soudan créée par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.
La délégation soudanaise a justifié sa position en affirmant que cette déclaration conjointe ne repose sur aucun fondement juridique conférant une légitimité à cette initiative, estimant qu'en l'absence d'une telle base légale, cette action conjointe demeure en dehors du cadre de la légalité internationale.
La délégation a également critiqué la présentation d'un rapport qu'elle a qualifié d'incomplet par l'équipe africaine d'enquête, indiquant que celle-ci s'était limitée à visiter des camps de réfugiés à l'extérieur du pays et à mener certaines entrevues de manière virtuelle.
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Dans son intervention prononcée devant la session par l'ambassadeur du Soudan auprès de l'Union africaine, M. Al-Zein Ibrahim Hussein a appelé l'équipe africaine à rencontrer les mécanismes nationaux compétents chargés d'enquêter sur les violations du droit humanitaire international et national à l'intérieur du pays, ainsi que les organes chargés de l'application de la loi, et à écouter les victimes sur le territoire soudanais avant tout engagement avec des parties internationales que le Soudan refuse de reconnaître, soulignant par ailleurs la présence de mécanismes onusiens opérant déjà à l'intérieur du pays.