Autour du thème « Identité numérique : des infrastructures publiques numériques aux écosystèmes publics numériques », le Parc des expositions d'Abidjan accueille, du 12 au 15 mai 2026, l'assemblée générale annuelle d'ID4Africa.
Accompagné de plusieurs ministres ivoiriens à l'ouverture de l'événement, le mardi 12 mai, le représentant du Chef de l'État, Tiémoko Meyliet Koné, vice-Président de la République de Côte d'Ivoire, s'est penché sur le rôle essentiel de l'identité numérique dans la construction des États modernes.
Pour lui, sans identité fiable, il devient difficile de sécuriser les échanges et de bâtir des économies modernes fondées sur la transparence et la crédibilité. Il a également soutenu que les enjeux liés à l'identité numérique touchent désormais à la capacité des États à mieux connaître leurs populations, à orienter efficacement leurs politiques publiques et à garantir un accès équitable aux services sociaux de base.
Pour terminer, il a plaidé pour une approche fondée sur la confiance et la protection des données personnelles. Un message bien compris par de nombreux exposants qui présentent au public leurs innovations.
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C'est le cas de Jesus Aragon, Ceo de la structure « Identy.io », qui propose un logiciel d'identification unique utilisant la photo, la main et les empreintes digitales. « Avec le système "Identy.io" intégré au smartphone, l'identité est capturée et les données personnelles sont protégées », a-t-il affirmé.
Cet exposant, à son stand, a expliqué aux visiteurs que son logiciel possède trois fonctions. D'abord, il peut détecter si les éléments d'identification proviennent d'une personne réelle ou de l'intelligence artificielle. Ensuite, il permet de procéder à la vérification, c'est-à-dire d'empêcher un individu d'utiliser l'identité d'une autre personne.
Enfin, il permet d'éviter les doublons. « Celui qui est déjà enrôlé dans un centre A ne peut se faire enrôler dans un centre B. Le logiciel révélera à coup sûr son identité », a-t-il indiqué.
Selon lui, ce logiciel aidera notamment dans le cadre des concours de la fonction publique. Cela favorisera la décentralisation et permettra aux candidats de l'intérieur du pays de ne plus se déplacer pour les prises de photos et d'empreintes.
Créé en 2017, ledit système intervient également pour des structures telles que les banques, l'état civil, les services des passeports et les aéroports.