Nigeria: Une enquête réclamée à la suite du bombardement meurtrier d'un marché

Des mères déplacées avec leurs enfants participent à un exercice d'évaluation de la famine organisé par le PAM dans l'État de Borno, au nord-est du Nigeria.

Dakar — Le Haut-commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, a réclamé, mercredi, l'ouverture rapide d'enquêtes approfondies et indépendantes à la suite d'un présumé bombardement meurtrier sur un marché de l'Etat de Zamfara, dans le nord-est du Nigeria.

"Il est crucial que les autorités nigérianes et tchadiennes mènent des enquêtes rapides, approfondies, indépendantes et impartiales sur ces incidents troublants. L'enquête doit veiller à ce que les responsables de toute violation soient traduits en justice, conformément aux normes internationales", a déclaré Volker Türk, le Haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU.

Des informations relayées par diverses sources et plusieurs médias font état de la mort de plusieurs personnes dans l'État de Zamfara, dans le nord-est du Nigéria, à la suite du bombardement, dimanche, d'un marché attribué aux armées nigérianes.

"Je suis consterné par les informations selon lesquelles des frappes aériennes de l'armée nigériane sur un marché de l'Etat de Zamfara auraient tué au moins 100 civils le 10 mai et en auraient blessé beaucoup d'autres", a notamment réagi M. Türk, dans un communiqué rendu public mercredi.

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Le Haut-commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, dans des propos rapportés par le Onu-info, le site d'information des Nations-Unies, s'est alarmé et s'est dit attristé par les informations faisant état d'un nombre élevé de victimes civiles lors d'attaques, menées depuis vendredi par des avions de combat tchadiens contre des camps de Boko Haram situés sur des îles isolées du lac Tchad, au nord-est du Nigéria.

Le lac Tchad, vaste étendue d'eau et de marécages située entre le Nigeria, le Cameroun, le Niger et le Tchad, s'est transformé depuis 2009 en repère djihadiste, abritant à la fois des combattants de Boko Haram et de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP).

Pour le chef des droits de l'homme de l'ONU, les autorités des deux pays doivent veiller à ce que les responsables de toute violation rendent des comptes, conformément aux normes internationales.

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