Sénégal: Pour des mécanismes innovants de financement accessibles au secteur informel

Dakar — La Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (CCIAD) a initié, mercredi, une rencontre de réflexion avec des acteurs du secteur de la microfinance sur des mécanismes innovants de financement accessibles au secteur informel.

"Nous devons réfléchir ensemble aux mécanismes innovants capables de favoriser un financement plus accessible, plus inclusif et plus durable en faveur du secteur informel", a notamment indiqué Abdoulaye Sow, président de la CCIAD.

S'exprimant lors d'un atelier portant sur le thème "La problématique du financement du secteur informel, M. Sow a souligné que ce secteur occupe une place "centrale" en Afrique et particulièrement au Sénégal.

"L'atelier qui nous réunit aujourd'hui doit donc être un espace de dialogue constructif, de partage d'expériences et de formulation de recommandations pertinentes", a soutenu le président de la CCIAD.

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Le secteur informel , a-t-il rappelé, représente une source "essentielle" d'emplois, de revenus et de résilience économique pour des milliers de familles.

Il a également affirmé que, malgré son poids économique et social "considérable', ce secteur continue de faire face à de nombreuses "contraintes", parmi lesquelles l'accès au financement, qui demeure l'un des défis "les plus importants".

"Les acteurs du secteur informel rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux circuits classiques de financement, faute de garanties suffisantes, de formalisation ou encore d'accompagnement adapté", a également déploré Abdoulaye Sow.

C'est précisément, dans ce contexte, que la microfinance apparaît comme un "levier stratégique' et un "instrument puissant d'inclusion" économique et sociale, a-t-il souligné.

"La microfinance doit constituer un levier de premier plan pour atteindre les objectifs de souveraineté économique", a pour sa part, soutenu Moussa Dieng, directeur de la Microfinance au ministère de la Microfinance et de l'Economie sociale et solidaire.

Il a notamment précisé que c'est dans cette dynamique que le ministère est "résolument" engagé dans une "nouvelle approche" marquant un "changement de paradigme".

"Cette nouvelle approche consiste à positionner la microfinance comme moteur de développement des initiatives économiques communautaires avec comme finalité l'amélioration des conditions de vie des populations", a indiqué M. Dieng.

C'est pourquoi, selon lui, l'atelier de ce jour sert à "mettre en exergue" les difficultés "spécifiques" des acteurs du secteur informel et des marchands ambulants afin de trouver des vols et moyens "d'améliorer" l'accès au financement pour ces acteurs "essentiels" de l'économie nationale.

"La microfinance constitue un outil privilégié d'inclusion financière permettant de rapprocher les services financiers des populations exclues des circuits bancaires classiques", a soutenu Cheikhouna Dieng, président de la commission Microfinance et Développement du secteur informel à la CCIAD.

Il a souligné que, grâce à des mécanismes "souples et adaptés", elle offre à de nombreux entrepreneurs la possibilité de développer leurs activités, d'améliorer leurs revenus et de renforcer leur autonomie économique.

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