Sept mineurs hébergés dans un shelter du Nord se seraient fabriqué une machine à tatouer et se seraient fait tatouer de petits dessins sur la peau, à l'aide d'une seule et même aiguille.
C'est en remarquant la présence de ces tatouages sur les mains des enfants, dimanche, que des éducatrices ont donné l'alerte, déclenchant ainsi l'ouverture d'une enquête. Lors de leurs auditions, les enfants ont affirmé avoir procédé à ces tatouages de manière volontaire.
Dès que la responsable du centre a été informée de la situation, elle a fait transférer les sept mineurs à l'hôpital du Nord pour des examens médicaux, dont des tests de dépistage (rapid tests) de maladies sexuellement transmissibles, tous négatifs. Une déclaration a également été faite auprès de la police.
Le ministère de l'Égalité des genres et du Bien-être de la famille a tenu à prendre la parole. «Nous avons pris connaissance de cette affaire et nous la traitons avec le plus grand sérieux», a déclaré le chargé de communication du ministère.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer comment ce matériel a pu se retrouver entre les mains des enfants.